Dix-sept ans après, non-lieu général dans l'enquête sur la vache folle

Dix-sept ans après, non-lieu général dans l'enquête sur la vache folle

Dix-sept ans après le début de l'enquête, des juges d'instruction ont rendu un non-lieu général dans l'affaire de la vache folle, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information d'Europe 1.

Lancée en 1997, l'enquête française portait sur l'importation de bovins et de farines animales britanniques, et leurs conséquences sur la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et de sa variante humaine, la maladie mortelle de Creutzfeldt-Jakob. Quatre personnes, des responsables d'usine de fabrication d'aliments pour bétail, avaient été mises en examen dans le dossier, certaines pour tromperie ou falsification. Une des quatre est depuis décédée. Le non-lieu a été rendu mercredi par les juges d'instruction du pôle santépublique à Paris, a indiqué une source judiciaire. Aux yeux du parquet, qui avait lui aussi requis un non-lieu général, il n'avait d'une part pas été démontré que les produits vendus par ces usines contenaient des protéines animales. D'autre part, aucune volonté de contournerles législations n'avait pu être caractérisée chez les personnes mises en examen, avait expliqué une source judiciaire à la mi-avril. Sur le volet "homicides involontaires", "nous savions dès l'origine que ce serait très difficile car il fallait démontrer un lien de causalité certaine" entre la consommation de certaines viandes et les décès, avait expliqué l'un des avocats des parties civiles, Me Bernard Fau, lors de l'annonce desréquisitions du parquet. Le gouvernement britannique avait reconnu pour la première fois en mars 1996 l'existence d'un "lien" possible entre la maladie bovine et l'apparition de cas d'une nouvelle forme de maladie humaine, la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ). Devant le nombre important de contaminations par l'ESB en Grande-Bretagne, la France avait décidé unilatéralement en mars 1996 de suspendre l'importation de viandes bovines britanniques, décision entérinée quelques jours plus tard à l'échelon communautaire par la Commission européenne. Cet embargo français avait été levé en septembre 2002. Un 27e cas du variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob avait été répertorié en France en 2012. La crise de la vache folle avait plombé l'industrie de la viande et généré la panique chez les consommateurs.

Source AFP

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Commentaires 13

gigi45

lire la très bonne analyse de Dr JL Thillier dans la lettre agriculture et environnement de mai 2014

FRANCO68

Un membre de ma famille est décédé il y a 2 ans de Kreutzfeld-Jacob après une foudroyante dégradation qui n'a duré qu'un mois...
Quid d'un non lieu général ?
Que des éleveurs se soient suicidés, c'est dramatique mais finalement assez normal, non qu'ils soient tous responsables, mais certains étaient sûrement des "magouilleurs" qui ont acheté de la nourriture à bas prix. D'autres ont aussi été victime de la nourriture contaminée qu'ils ont administré à leur troupeau sans savoir...
A la fin, plus aucun responsable ni coupable. Merci la justice avec un j minuscule...

bisounours

Quelle honte!!
Attendre 17 ans, pour expliquer qu'il n'y a pas de coupable..17 ans..
Si dans l'aliment ,les matières premières sont de bonnes qualité :l'aliment est EXCELLANT. Point.

Celui qui veut faire du fric ,met tout ce qu'il trouve de bon marché et explique par A+B que c'est bon..
Résultat:- 27 morts "déclarés" !
- Plus de 1000 élevages abattus !
- Le cours de la viande au plus bas pendant de longues années !
- Les trésoreries de tous les éleveurs par terre !
- Des centaines d'éleveurs qui ont déposé le bilan !
- Certains qui ont mis fin à leur jours !
- Des tests ESB qui ont couté une fortune aux contribuables et aux agriculteurs !
- La disparition de la confiance des consommateurs !
- Plus ... Plus...

Et il n'y a pas de coupable!!
Ces gens la, continuent a fabriquer,en toute impunité , sans avoir à rendre de comptes à personne ?
Ils ont donc raison de demander la réintroduction de farines animales ..
Honte à la justice !
Honte à la profession,qui accepte ces brebis galeuses !

Acid

Oui les responsables sont les médias, les laitiers qui voulaient faire de la marge en savant ce qu il y avait dedans et surtout les boîtes de vente d aliment ....

cscn12

et qui dédommage les eleveurs qui à l'époque ont perdus de l'argent?? les journalistes verreux????

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