Doux : Les Eleveurs Doux Chantonnay s’inquiètent pour leur avenir

Vendée agricole Rédaction

Doux : Les Eleveurs Doux Chantonnay s’inquiètent pour leur avenir
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L’Association des éleveurs Doux Chantonnay demande des garanties supplémentaires, avant d’aller chercher les aides PAC.

Doux : Les Eleveurs Doux Chantonnay s’inquiètent pour leur avenir

Le 4 février dernier, le ministère de l’agriculture a confirmé l’attribution d’une enveloppe de 15 millions d’euros destinée à soutenir la filière volaille export qui traverse une période difficile. Le montant de l’aide est estimé à 250€/tonne pour un tonnage de 60 000 tonnes. Elle concerne les entreprises Doux et Tilly Sabco.

Les éleveurs concernés doivent effectuer leur demande d’aide PAC avant le 15 mai. Le montant leur sera ensuite versé en fin d’année 2014. Cependant, le volume éligible a été produit sur le 1er trimestre 2014 (40 000 tonnes pour l’entreprise Doux). Il a donc été demandé aux éleveurs de procéder à un emprunt personnel afin d’anticiper l’arrivée de cette aide. Cet emprunt est évalué pour une exploitation moyenne à 45 000 €.

Inquiets, les éleveurs de l’Association Doux Chantonnay ont décidé d’organiser une assemblée générale exceptionnelle le 20 mars dernier. Ils ont ainsi pu décrypter ensemble le montage du dossier qui leur est proposé et mesurer les risques. Après un long moment d’échanges et de débat, les producteurs ont procédé à un vote et pris une décision commune.

Conscient de la fragilité de la filière et soucieux de garantir la pérennité de l’activité export volaille française, les éleveurs sont prêts à faire la demande d’aide de la PAC. Ils ne seraient pas non plus opposés à la réalisation d’un emprunt personnel nécessaire au préfinancement.

Faut-il prendre un nouveau risque ?

Cependant, après examen de l’ensemble du dispositif mis en place, les éleveurs de l’association Doux Chantonnay jugent que les garanties financières et de productions sont insuffisantes. Les éleveurs ne peuvent pas se permettre aujourd’hui individuellement de prendre un nouveau risque financier. La créance suite au redressement judiciaire de l’entreprise Doux, est déjà étalée sur les dix prochaines années et pèse sur la santé financière des exploitations.

C’est pourquoi, l’association des Éleveurs Doux Chantonnay mandatée par ses adhérents, a écrit à Arnaud Marion, directeur de l’entreprise Doux, pour lui expliquer sa décision de demander plus de garanties. L’association en appelle au soutien de tous les intervenants sur le dossier : banques, régions, organisations professionnelles. Elle se donne jusqu’à la mi-avril pour prendre une décision définitive.

L’inquiétude des éleveurs va bien au-delà de la prise de risque financière qu’on leur demande. La décision de ne pas repasser en 3/8 l’unité de production de Chantonnay, comme cela avait été annoncé par le groupe Doux en début d’année, n’est pas un signe encourageant pour l’avenir.

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