Du poulet de Janzé à la place du lait

Raphaël Lecocq

Installé à Combourg (35), Jérôme Masquelier s’est porté candidat pour produire des volailles de Janzé. Il a été retenu sur la base d’une lettre de motivation. En capacité d’investir, il a cessé la production laitière au profit de quatre poulaillers, tout en conservant son atelier de vaches allaitantes blondes d’Aquitaine, elles aussi sous label.

Début des années 80. A la veille de l’instauration des quotas laitiers, naît l’association du Poulet de Janzé, à l’origine, quelques années plus tard, de la Coopérative des Fermiers de Janzé. Dans un département à dominante laitière, l’Ille-et-Vilaine, les Fermiers de Janzé offrent à l’époque une alternative à des exploitations fragilisées par l’instauration des quotas laitiers. 30 ans plus tard, en 2015, l’histoire de répète. Cette fois, c’est leur suppression qui laisse dans l’expectative certains producteurs laitiers, tels Jérôme Masquelier, qui dénonce la course aux volumes sans garantie de prix.

Entre-temps, les Fermiers de Janzé se sont faits une place dans la volaille de qualité. La coop a une recette : plein air, label rouge, IGP, zéro OGM. Ça c’est pour la qualité. Elle a aussi sa marque propre : Janzé. Ça c’est pour l’identité et la notoriété. Résultat : la demande augmente, ce qui permet à Janzé d’accroître l’offre, donc de faire pousser des bâtiments : 60 en deux ans, portant le total à 370. L’autre ingrédient de la recette réside dans le partenariat noué avec SNV, filiale du groupe LDC, qui assure l’abatage et la mise en marché des volailles. A Janzé la maîtrise de l’offre, aux plans quantitatif et qualitatif. A SNV la charge de valoriser des volailles de qualité, la transparence étant de mise sur les formules et le coût de l’aliment.

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