Elevage: le ministère propose la contractualisation dans la filière bovine

Elevage: le ministère propose la contractualisation dans la filière bovine

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a proposé mardi aux acteurs de la filière de la viande bovine d'étudier un projet de contractualisation pour éviter la volatilité des prix, à l'issue d'une réunion avec les acteurs du secteur.

Le ministre a annoncé "le lancement dans les jours à venir d'un appel à manifestation d'intérêts sur la contractualisation dans la filière bovine, à l'instar de ce qui a déjà été fait dans la filière porcine", selon un communiqué de ses services, à l'issue d'une réunion à Paris du comité de suivi de la table ronde qui s'était déroulée en juin. Les participants "ont collectivement indiqué qu'ils étaient d'accord pour s'engager dans des démarches contractuelles génératrices de valeur ajoutée pour chaque maillon de la filière", assure le ministère. Dans ce cadre, les acteurs pourront s'appuyer sur les éléments d'un rapport du Conseil général de l'agriculture, l'alimentation et la forêt sur la contractualisation dans la filière qui sera mis en ligne cette semaine par le ministère.

Couvrir les coûts de production

Cette contractualisation pourra s'appuyer "sur le développement de caisses de sécurisation destinées à amortir les effets de la volatilité des prix", souligne le communiqué. Le 17 juin, les professionnels s'étaient accordés sur une revalorisation progressive du prix payé aux producteurs, pour leur permettre de couvrir leurs coûts de revient, lors d'une table ronde au ministère de l'Agriculture. Mais l'objectif fixé, une augmentation de 5 centimes par kilo et par semaine, a été difficile à atteindre. Le médiateur des relations commerciales agricoles a toutefois indiqué mardi "que des efforts de revalorisation des prix avaient été faits (...), même si des différences persistent entre opérateurs".   Le ministre a demandé que "les engagements de la précédente table-ronde soient maintenus, ce que les acteurs ont accepté", souligne le communiqué. Par ailleurs, M. Le Foll a également proposé de conduire un travail spécifique sur la valorisation de la viande française par les acteurs de la restauration hors foyer.

Source avec AFP

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Commentaires 11

maineetloire

@marsupiot , il suffit d acheter et de cette façon plus d augmentation du prix des fermages

Panurge 79

la filière avicole est toujours prise en exemple pour justifier la contractualisation dans les autres productions. Mais elle a quelques spécificités qui ne sont pas sans importance: -tout d'abord c'est une filière quasi hors-sol même pour les labels ou les bios avec des coûts de production par catégorie très uniformes et faciles à contrôler.
-ensuite,C'est une filière très orgaisée avec des cycles de production très courts qui permettent une planification qui colle presque parfaitement au besoin du marché. Ce qui explique qu'il n'y a jamais de grandes crises longues mis à part sur le poulet export et encore que...
- les volumes produits par unité de main d'oeuvre en élevage sont énormes par rapport à d'autres productions et donc l'incidence du coût de M.O. est nettement moindre, même si c'est un produit bas de gamme et peu cher.
Au final, le modèle avicole fait rêver, mais même cette production est tributaire des marchés internationaux , du prix mondial et de la concurrence intracommunautaire dont les GMS et l'aval savent si bien profiter et c'est le revenu des éleveurs qui sert de variable d'ajustement, et certains trouvent toujours le moyen de faire coller les prix de vente aux coûts de production.
Et quand je vois que certains se gargarisent de citer en exemple la contractualisation en production ovine, l'autre production opposée à la volaille, car une grande partie des éleveurs signe des contrats pour bénéficier des aides, mais aucun contrat ne comporte un prix ou un indice de prix. Tout le monde sait que c'est de la foutaise, un contrat sans prix, mais même les ministres félicitent la filière, de qui se moque t-on ? ça ressemble même à un piège à c..pour les éleveurs. Si ça ce n'est pas une usine à gaz suradministrative !
Certes les prix ont augmenté mais à cause d'une inversion de tendance marché international, communautaire et national avec un déficit de production creusé par l'envolée des besoins de la chine et la baisse de production neozélandaise, et non grâce au contrats comme certains ont osé le prétendre.
Il est clair que nous avons besoin de sécurité
de revenu et donc de prix minimum garantis mais cette idée de contractualisation est une fausse bonne idée pour aboutir au résultat dans un monde de libéralisme économique et de mondialisation, sauf pour des niches bien entendu.
La contractualisation n'a d'intérêt pour moi que pour faire rêver ou patienter les éleveurs en attendant des jours meilleurs. Que ce soit en porc, en boeuf, ou en lait, aucune production n'a pu obtenir un prix national minimum garanti car la dure loi du marché libéral et parfois des grands monopoles, hélas, s'applique. Il ne nous reste plus que la compétitivité mais c'est encore un autre sujet ou là on pourrait, peut-être, être plus efficace.

marsupio

sinon j'ai une question quand s'arrete l'augmentation du fermage? +12% en 5 ans y a pas un probleme

@avi51

Tu as bien raison les systemes de contractualisation d intégration c super , moi industriel j adorerai venir voir le paysan, lui dire j ai une usine j ai besoin de poulet tu paies le batiment tu t endettes sur 20 ans tu m achete les poules au prix que je veux, tu m achetés l aliment , et éventuellement je te paie tes œufs au prix prévu enfin si tout vas bien, j ai connu plus de serf qui au bout de 20 ans n avaient pas gagné un rond tout juste paye le batiment que de gens qui avait gagné dignement leur vie

CLOCHE215

tout cela ne sert à rien s'il n'y a pas de revenu de travail au bout...

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