Filière laitière bio : 520 millions de litres attendus mi-2016.

CNIEL

P.ASSET/ADOCOM/CNIEL

Selon l'enquête de la Commission bio, les conversions se ralentissent et la collecte augmente plus doucement. Malgré les signes positifs du marché, le CNIEL incite à un optimisme prudent.

La collecte 2013 de lait bio s’élève à 489,4 millions de litres, en progression de 6,8% par rapport à 2012. Elle représente désormais 2,1 % de la collecte laitière nationale.   Un ralentissement des conversions.

L'enquête annuelle laitière 2013 montre que la collecte progresse moins vite. Le marché a ainsi pu absorber les volumes de lait biologique supplémentaires issus des conversions réalisées entre 2010 et 2012. En 2013, 40 conversions à peine ont été engagées soit une prévision de collecte supplémentaire de seulement 12 millions de litres. La tendance se poursuit au premier semestre 2014 avec 23 conversions pour 6,3 millions de litres contre 31 un an plus tôt. D'autre part, on constate un nombre croissant d’arrêts de la production de lait bio : près de 20 élevages cessent en un an. De ce fait, la progression de la collecte est limitée (+ 3,3% en 2 ans) et inférieure à la progression des marchés intérieurs (+ 4,5 % par an en volume sur la base du premier semestre 2014). La collecte de lait bio est attendue à 520 millions de litres à la fin du premier semestre 2016.

Pourquoi une enquête relative aux conversions ?

En 2009, la Commission Bio du CNIEL qui rassemble les trois collèges de l’interprofession laitière ainsi que la FNAB et le Synabio a mis en place un outil de prospective de la collecte laitière biologique française. Cette enquête est réalisée par le CNIEL tous les six mois. Elle est menée sur la base d’un questionnaire simple envoyé à tous les collecteurs identifiés de lait bio. Elle recense le nombre de producteurs en conversion et les volumes de lait correspondants. Afin de mesurer la représentativité des réponses, la collecte bio actuelle de l’entreprise ainsi que le nombre de producteurs collectés sont également enquêtés. Les réponses couvrent 82% de la collecte de lait bio et peuvent donc être considérées comme représentatives de la filière laitière biologique. Cependant, l’enquête ne prend pas en compte la durée des conversions, estimée par défaut à 2 ans. Dans les faits, certaines sont plus rapides et des quantités de lait bio pourraient arriver sur le marché quelques mois plus tôt que prévu. D'autre part, certaines conversions ne sont pas menées à leur terme. Constatant les signaux positifs émis par les marchés depuis 2013 et le ralentissement des conversions, le CNIEL encourage producteurs et transformateurs à étudier les opportunités tout en veillant à l'équilibre du marché.

 

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