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27/01/12
Elevage

La FNB veut relancer la production bovine en France

A moins de deux semaines de leur assemblée générale qui se tiendra les 8 et 9 février à Brumath, la FNB fait part de la nécessité de donner un nouveau souffle à la filière bovine française.

Turquie : « Nous n’avons pas d’inquiétude »

La FNB veut relancer la production bovine en France

« S'il y a des représailles commerciales turques, elles porteront sur le secteur industriel, pas sur la viande. Nous n'avons aucune inquiétude », a déclaré Pierre Chevalier, lors d’une conférence de presse. Le président de la FNB estime en effet qu’il y a un déficit de production de viande en Turquie et que peu d’autres pays sont en mesure de remplacer les importations françaises.Ce n’est pas l’avis de la Coordination Rurale qui craint une fermeture des frontières turques aux bovins français et estime que "Le Sénat, en votant la proposition de loi pénalisant la négation des génocides, s'en prend indirectement aux revenus des éleveurs de bovins viande"."Les efforts consentis par les éleveurs pour s'adapter aux contraintes du marché turc, notamment du point de vue sanitaire, risquent ainsi d'être vains et leurs espoirs de sortir du marasme économique anéantis » estime la CR dans un communiqué.

«La France semble avoir sans contexte une carte à jouer en viande bovine, une carte pour son économie, pour son emploi, pour ses territoires et pour la sécurité alimentaire des consommateurs  » a déclaré Pierre Chevalier,  président de la FNB (fédération nationale bovine), à l’occasion d’une conférence de presse.

A près cinq années de très bas revenus, des données économiques semblent en effet redonner un peu d’espoir à la filière. D’abord la remontée des cours  des bovins fin 2011 qui, même si elle a été « trop »  tardive et « d’ampleur insuffisante pour restaurer la situation économique des éleveurs  », porte un espoir pour l’avenir. Par rapport à l’automne, les prix des jeunes bovins étaient fin décembre 2011 en hausse de 70 cts d’euros par kg de carcasse et ceux des femelles de l’ordre de 30 à 35 cts d’euros.

Autre signal positif : celui de la consommation mondiale de viande qui devrait croître les prochaines années. La Fao prévoit ainsi une croissance de 20% de la consommation dans les pays en développement et de 5% dans les pays de l’OCDE d’ici 2020. Une hausse qui devrait offrir de nouvelles perspectives à l’exportation d’animaux. Au niveau européen, les estimations tablent sur une stabilité de la consommation et une légère baisse en France.

La FNB demande l’aide des pouvoirs publics

La FNB s’inquiète  toutefois de la baisse de l’offre française en vaches de réforme laitière, qui entraîne de moindres disponibilités pour l’engraissement en Jeunes Bovins et veaux de boucherie. « La tendance à la réduction du cheptel laitier de 1,5% à 2%/an, ne s’inversera pas  » estime la FNB. Elle souligne également le problème de vieillissement des chefs d’exploitation en France.  A l’horizon 2014, 50% des exploitants auront plus de 50 ans. Un problème accentué par les difficultés de transmission aux jeunes installés, au regard du lourd investissement en capital lié à la viande bovine et sa faible rentabilité. 

« Les éleveurs seuls, ne pourront impulser une dynamique », estime la FNB qui demande l’aide des pouvoirs publics. « Préserver le potentiel de production en France, relancer une dynamique de renouvellement et de modernisation des exploitations, ne peut se concevoir que dans le cadre d’un plan d’ampleur, stratégique, mobilisant les moyens publics comme ceux de la profession et de la filière  » précise la FNB dans son rapport d’orientation.

Pour la FNB ce plan devra comporter  trois priorités : améliorer la compétitivité et l’adaptation des structures de production ; revaloriser les prix payés aux éleveurs ;  et repositionner les enjeux de l’élevage dans la réforme de la PAC post 2013. La Fédération rappelle également la nécessité de développer une politique active à l’exportation vers pays tiers.

Autant de points qui seront discutés lors de l’assemblée générale de la FNB qui se tiendra les 8 et 9 février à Brumath.

S C

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Commentaires1

  • Posté le vendredi 27 janvier 2012

    champsreillots
    moindre disponibilité en veaux de boucherie? quelle belle blague quand on voit que les acheteurs nous achetent des veaux montbéliards agées de 3 semaines à 50euros...

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