La FNSEA réclame des aides pour les éleveurs touchés par la FCO

La FNSEA réclame des aides pour les éleveurs touchés par la FCO

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a estimé qu'il fallait venir économiquement en aide aux éleveurs qui ne peuvent pas vendre leurs broutards en raison des mesures de confinement imposées dans le cadre de la gestion de l'épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO).

"Face à cette crise sanitaire, il faut faire en sorte qu'on trouve aussi quelques moyens pour apporter un complément à ces éleveurs", a déclaré Xavier  Beulin, lors d'une visite chez un éleveur de vaches allaitantes à Celles-sur-Durolle (Puy-de-Dôme).

"Quand un éleveur dit que ça lui coûte 2,50 euros par jour et par animal de ne pas faire sortir ses animaux de son exploitation, on fait tout de suite le compte. S'il a 50 animaux, c'est sa marge qui s'est envolée", a-t-il déploré devant les journalistes.

Selon lui, ces indemnisations pourraient être prises en charge au niveau départemental. "On ne va pas non plus multiplier les dispositifs. Il faut absolument que ces situations soient étudiées dans les cellules d'urgence déjà mises en place dans les départements. On verra ensuite avec quels moyens, mais on ne peut pas laisser les éleveurs dans cette situation", a insisté Xavier Beulin.

100.000 broutards exportés chaque mois

Toute la Bourgogne, la moitié du Centre, une partie du Rhône-Alpes et le Sud du Massif Central sont concernés par les mesures sanitaires liées à la maladie et les procédures à l'exportation sont actuellement encore en négociation. Dans cette zone, quelque 100.000 broutards sont exportés chaque mois vers l'Italie et secondairement vers l'Algérie ou encore la Turquie, rappelle Dominique Fayel, président de la FDSEA de l'Aveyron qui manifestait hier devant la préfecture de Rodez avec quelque soixante-dix éleveurs bovins du Massif Central, inquiets de la fermeture des marchés avec l'étranger.

"Actuellement, les broutards ne partent pas et nous devons les garder et les nourrir", constate -t-il, demandant aux pouvoirs publics d'accélérer les négociations afin de pouvoir reprendre les ventes dans les plus brefs délais. "Sinon, nous présenterons la facture du blocage à l'État", a-t-il ajouté, relevant l'autre crainte des éleveurs, "l'effondrement des cours", même s'il y a une reprise, en raison d'une arrivée massive du nombre de bêtes qui auront été conservées.

« Ce serait étonnant que la FCO s'arrête aux frontières »

Le président de la FNSEA a, par ailleurs, estimé que le dossier de la FCO pourrait être porté devant les instances européennes. "On a des services sanitaires en France qui font très bien leur travail mais on aimerait que ça soit aussi le même cas ailleurs en Europe. Ce serait étonnant que la FCO s'arrête aux frontières du Rhin, des Alpes ou des Pyrénées", a-t-il poursuivi.

"Si l'Europe était reconnue avec la FCO sur son territoire, cela exclurait déjà toutes les contraintes de circulation d'animaux existantes au sein de l'Union européenne. Et on se serait déjà enlevé une belle épine dans le pied. Il faut y réfléchir", a-t-il encore souligné.

 

 

Source AFP

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Commentaires 1

limousin

cet été la fnsea manifester alors que on avait connu pire est la plus rien nos broutards sont bloquer dans les fermes plus de tresorerie mais plus de manif non plus a croire que elevage ne fait pas parti des prioriter de la FNSEA

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