La viande bio résiste au désamour anti-viande

La viande bio résiste au désamour anti-viande

La viande bio se porte bien et les volumes d'abattage ont résisté en 2013, en hausse de 2%, malgré un contexte de baisse généralisée de la consommation de viande, selon les professionnels.

L'an passé, les abattages ont dépassé les 25.000 tonnes, toutes viandes confondues, dont les gros bovins également en hausse de 2% (4.748 tonnes), selon les données publiées mercredi par Interbev, l'interprofession du bétail et des viandes. Les abattages de porcs ont même augmenté de 5% et si ceux de veaux et d'ovins ont diminué de 2%, les professionnels se félicitent de ces résultats "dans un contexte difficile de diminution des abattages et de la consommation" de viandes conventionnelles. Entre 2005 et 2013, la production de viandes bio mesurée en abattages a augmenté de plus de 150%. Par contraste, en 2013 les abattages de viande bovine conventionnelle ont baissé de 6% en 2013 en moyenne (et même 11% chez le plus puissant opérateur du secteur, Bigard, 43% des abattages en France), accompagnant le recul régulier de la consommation depuis une dizaine d'années (dont -2,5% en 2013). En 2012, la part du bio a franchi le million d'hectares dans près de 25.000 exploitations et désormais un tiers des exploitants bio sont éleveurs. La grande distribution constitue "la plus grande boucherie bio de France" et commercialise la moitié des volumes vendus contre 15% en boucheries artisanales et 14% en magasins spécialisés. Le marché du bio a été multiplié par 4 depuis 1999 (plus de 4 milliards d'euros en 2012), dont 345 millions pour la viande (169 millions pour la viande bovines).

Une grave pénurie d'Ovins

Néanmoins, note Interbev, "le problème de la valorisation des animaux dans les filières bio" reste d'actualité, une partie des bovins élevés en bio terminant dans le circuit conventionnel pour répondre aux besoins non couverts. Et ce alors que les cours baissaient en conventionnel au deuxième semestre. En ovins, la filière a souffert d'une grave pénurie d'animaux en partie commercialisés en conventionnel: alors que son cheptel augmentait de 2% en 2013 ses abattages se sont à peine maintenus, reculant même légèrement (-2%). Enfin en porcs, le nombre de conversions très importants ces dernières années s'est tassé, les professionnels réfléchissant à une valorisation de l'ensemble de la carcasse et au maintien de prix d'achat viables pour les éleveurs.

Source Interbev

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Commentaires 2

fairytales

Vu la viande de poulet ou de porc élever de manière honteuse....les néerlandais qui ont une conscience deviennent végétarien comme quoi le consomteur peut faire plier l agro industrie

eleveur

Le phenomene n'est pas l'anti-viande, mais une viande trop chere a l'etale!

Il y a du gavage de la part de certain entre l'eleveur et le client, qui en profite? pas nous en tous cas!

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