Le Sénat étudie les mesures d'urgence pour les éleveurs français

Le Sénat étudie les mesures d'urgence pour les éleveurs français

Le Sénat a organisé jeudi une Conférence agricole pour étudier les mesures d'urgence à prendre pour sauver l'élevage français mais aussi pour envisager des mesures de moyen et long terme comme la contractualisation ou le désendettement des agriculteurs.

La Conférence agricole a réuni des sénateurs, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll ainsi qu'une grande partie des acteurs des filières d'élevage porcin, bovin et laitier, des producteurs jusqu'aux distributeurs en passant par les transformateurs.

"Il nous faut de manière indispensable des mesures de court terme pour répondre à la détresse et au désarroi du monde agricole. Parmi ces mesures il faut que les accords qui ont été pris soient tenus de manière concrète", a déclaré le président du Sénat Gérard Larcher, lors de la conférence de presse qui a suivi cette réunion. 

Il a également appelé les préfets à activer des cellules de crise départementales qui pourront mettre en place des mesures d'urgence, comme le report des échéances bancaires.

M. Le Foll a demandé par lettre en février aux préfets de mettre en place ces cellules de crise pour les élevages porcins et bovins, et a étendu le 10 juillet le dispositif à l'élevage laitier.

Revaloriser les prix payés aux producteurs 

Mi-juin, producteurs, abattoirs et distributeurs ont négocié sous l'égide du ministère de l'Agriculture un accord visant à revaloriser les prix payés aux producteurs de viande bovine. Mais, depuis, les prix à l'entrée des abattoirs n'ont pas significativement bougé, créant l'exaspération chez les producteurs.

Présent lors de la conférence, le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution, Jacques Creyssel, a "réaffirmé les engagements pris sur les marchés", ajoutant que les distributeurs s'étaient "collectivement prononcés pour la transparence". 

Mais M. Larcher n'a pas manqué de souligner l'absence des transformateurs laitiers, qui ont annulé "dans la nuit" leur participation à la Conférence agricole. 

Un rôle de « facilitateur »

Le président du Sénat a indiqué avoir endossé le rôle de "facilitateur"  dans ce dialogue avec les transformateurs. "On sait bien qu'il y a des tensions avec Bigard qui vivait difficilement les tensions avec le monde agricole. M. Bigard a accepté le dialogue avec moi. Je vais continuer à avoir ce contact", a-t-il assuré.

Le groupe Bigard se présente comme le premier industriel en France de la filière viande et emploie près de 16.000 personnes. Ses abattoirs ont été particulièrement ciblés par les éleveurs lors des dernières actions d'agriculteurs en date.

 

Par ailleurs, a insisté le sénateur de la Vendée Bruno Retailleau (LR), "le ministre (de l'Agriculture) ne peut pas se contenter d'être le greffier d'un accord. Ce que nous lui avons demandé c'est de faire la transparence sur cet accord du 17 juin".

 Stéphane Le Foll avait indiqué la semaine dernière qu'il n'avait légalement "aucun moyen d'aller sanctionner une entreprise qui n'applique pas un accord". "Je ne peux pas définir et imposer un prix", avait-il ajouté.   Il a toutefois demandé aux préfets de "rappeler chaque opérateur à ses engagements si nécessaire".

Selon le ministère, le médiateur des prix agricoles devrait remettre son rapport sur les entreprises qui ont bien augmenté leurs prix d'achat, ou pas, la semaine prochaine.

 

Source AFP

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Commentaires 1

TEXLO

LES PREFETS !!! PARLONS EN NOUS IL NOUS OBLIGE POUR LES FETES MUSULMANES A VENDRE A UNE PERSONNE QUI ALIMENTE A ELLE SEULE NOTRE ABATTOIR LOCAL !!!! SUPER POUR LES PRIX !!! ILS SONT RAZ LES PAQUERETTES ET TU SIGNES OU TU GARDES TES AGNEAUX !!!! C4EST SUREMENT COMME CA QUE L'ON VA DEFENDRE L'ELEVAGE OVIN DANS LA LOIRE !!!!

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