Loire : 275 bovins abattus après un cas de tuberculose

   Loire : 275 bovins abattus après un cas de tuberculose

Deux cent soixante-quinze vaches à viande ont été abattues ces dernières semaines dans la Loire après la découverte d'un cas de tuberculose contagieuse pour l'homme, a-t-on appris jeudi auprès de la Direction départementale de la protection des populations.

A la différence de départements comme la Dordogne ou la Côte d'Or, les cas de turberculose bovine sont très rares dans la Loire, qui compte de nombreux élevages pour la production de lait ou de viande, a souligné la directrice, Nathalie Guerson. "Le cas qui nous occupe depuis des semaines a été décelé dans un abattoir breton. La traçabilité a permis de remonter jusqu'à un troupeau de Saint-Galmier, majoritairement de race charolaise", a-t-elle précisé, confirmant une information du Progrès.

Après la confirmation d'une tuberculose miliaire, le 8 septembre, des mesures de dépistage ont été prises dans une trentaine de cheptels, représentant plusieurs milliers d'animaux. Outre les 260 bovins du troupeau de l'animal, quinze autres animaux ont été abattus lorsque les premiers tests étaient positifs, selon la même source. Mais un seul autre cas de tuberculose a finalement été découvert.

L'éleveur de Saint-Galmier recevra plus de 100.000 euros de dédommagement.

Source AFP

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Commentaires 10

lachevrevache

et quand ça arrivera dans une ferme de mille vaches...laitières,le problème sera non seulement sanitaire,éthique' et économique pour l'exploitant, mais aussi pour les clients de la ferme,et tout l'aval,parce que la production d'une ferme aussi énorme ne sera pas forcément facile à compenser au pied-levé.Une ferme de mille vaches, ça représente l'approvisionnement de combien de consommateurs? Et si dans une génération,au train où vont les choses, on n'a plus en Europe que des structures de cette taille, le système de production ne sera t'il pas dangereusement vulnérable?

dadada

ce n'est pas indemnisée comme la vache folle? je me souviens toujours du voisin qui m'avait dit c'est mieux que le loto

lim

Honteux, même si il y a dédommagement, la génétique et le troupeau est perdu.
Un cas positif et hop on a abat tout le troupeau, attention que sa n'arrive pas aussi sur les humains!

Deere 21

Ne vous inquiétez pas vous aurez 100.000€! Pour vos 275 bêtes que nous avons exterminés et vous avec.

altitude1014

Des réponses: EXTRAIT Du PROGRES /Quotidien de la LOIRE.du 20 novembre 2014.
"Il y a quelques semaines, le ciel est tombé sur la tête d’un éleveur NéGOCIANT de St Galmier. L’une de ses vaches avait la tuberculose. Et, comme la loi l’exige, c’est l’ensemble du troupeau qui a été mis à mort…

Contacté, l’éleveur avait dans un premier temps accepté de témoigner dans nos colonnes. Il s’est ensuite rétracté, toujours choqué par l’événement.

En préfecture de la Loire, Nathalie Guerson, directrice départementale de la protection des populations, confirme ce cas. « La tuberculose bovine se dépiste à deux moments : soit par tubercunilation (tests) en élevage, soit par inspection post mortem à l’abattoir. C’est ce second cas qui s’est produit pour Saint-Galmier : une vache présentait des lésions caractéristiques de la tuberculose, sous forme de nodules dans les poumons ».
Aussitôt, c’est un protocole très strict qui s’applique : la totalité du troupeau doit être supprimée. Soit 260 bêtes dans cet élevage du Forez « L’animal malade ne présentait aucun symptôme particulier ou visible. C’est d’ailleurs tout le problème de la tuberculose bovine. Car le risque est celui d’une contamination, tant aux congénères qu’à la faune sauvage ».

Entre animaux, la maladie se transmet par contact (de mufle à mufle par exemple), par ingestion ou léchage de matières contaminées, ou encore par certaines sécrétions. La tuberculose évolue lentement, parfois sur des années, avant de tuer le porteur. L’animal atteint peut donc l’avoir transmise à ses congénères bien avant de présenter des signes cliniques.Que deux cas avérés sur les 260 bêtes tuées.C’est pour cette raison qu’on condamne l’ensemble du troupeau. Au-delà, les élevages « en lien » avec celui de Saint-Galmier ont été placés sous contrôle. « Au fur et à mesure, les pistes se referment. Nous levons peu à peu les arrêtés préfectoraux de mise sous surveillance ».

Pour la faune sauvage, la préfecture de la Loire a fait appel aux chasseurs et au réseau Sylvatub (lire par ailleurs). Cinq cerfs se sont avérés négatifs. « Pour l’instant, il y a peu de risques de contamination de la faune en Loire ».
En plus de la tuberculose bovine, la loi prévoit un abattage systématique des troupeaux dans les cas de « vache folle », brucellose, fièvre aphteuse, grippe aviaire ou encore salmonelle chez les volailles. « Sur ce dernier point, nous avons eu un cas dans la Loire en octobre ».

Reste, à Saint-Galmier, la détresse d’un éleveur qui a vu son troupeau entier partir à l’abattoir. Le traumatisme est énorme. Mais une lueur d’espoir existe peut-être pour la profession. Une expérimentation, menée en Dordogne, Côte-d’Or et dans les Ardennes, teste l’abattage sélectif. L’idée est, après la découverte d’un cas de tuberculose bovine, de surveiller de très près les autres bêtes plutôt que les abattre et s’apercevoir ensuite, lors d’analyses post mortem, qu’elles étaient en parfaite santé. À Saint-Galmier par exemple, sur le troupeau de 260 têtes, il s’est avéré que seules la première vache détectée et sa fille étaient en fait contaminées.

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