Merial passe un accord avec l’Etat pour créer une banque d'antigènes contre la FCO

Merial passe un accord avec l’Etat pour créer une banque d'antigènes contre la FCO

L’État français et le laboratoire vétérinaire Merial ont conclu un accord pour constituer une réserve stratégique de composants susceptible de produire dans des délais très courts 6 millions de vaccins pour protéger les élevages nationaux contre la fièvre catarrhale ovine (FCO).

Cette banque d'antigènes contre la FCO constitue une première mondiale, selon Merial. Concrètement, les doses seront stockées à froid dans des cuves remplies d'azote liquide sur le site de Lyon Portes-des-Alpes du laboratoire français, filiale de Sanofi.

Cette réserve stratégique est "une sorte d'assurance à laquelle peut faire appel le gouvernement" pour immuniser les cheptels ovin et bovin français en cas de menace épidémique de la FCO, a expliqué Silke Birlenbach, directrice du département santé publique vétérinaire de Merial, lors d'une conférence de presse à Paris.

Le coût total de ce dispositif pour l'Etat est de 4,6 millions d'euros, a appris l'AFP auprès du ministère de l'Agriculture. "Fabriquer un vaccin de haute qualité de A à Z prend entre 6 et 9 mois", alors qu'avec cette banque d'antigènes les vaccins pourront être livrés "entre 5 et 11 jours", selon Mme Birlenbach.

Indépendamment de la constitution de cette réserve stratégique, le gouvernement a préempté à partir de septembre un stock existant de 2,2 millions de vaccins de Merial pour faire face à une épizootie de FCO de sérotype 8, qui affecte actuellement plus de 100 foyers dans 14 départements du centre du pays.

 

La banque concerne les  sérotypes 1 et 4, les plus virulents

L’État a toutefois retenu pour la banque d'antigènes les sérotypes 1 et 4, qui sévissent actuellement en Italie et en Espagne et dont la menace est jugée plus sérieuse que le sérotype 8, lequel est moins pathogène.

"L'idée c'est d'avoir sous le coude en cas d'urgence de quoi stopper une introduction sur le territoire du virus en question", a ajouté Patrick Dehaumont, responsable de la Direction générale de l'alimentation du ministère de l'Agriculture. Par ailleurs, les antigènes peuvent être gardés pendant près de 5 ans, alors qu'un vaccin formulé se périme au bout d'un an, a-t-il fait valoir.

Si les doses d'antigènes n'étaient pas utilisées au bout de quelques années, elles ne seraient pas perdues car elles pourront être formulées en vaccins pour être vendues à l'étranger, a-t-il ajouté. Paris propose de créer une banque d'antigènes contre la FCO au niveau européen, selon M. Dehaumont. Un tel dispositif européen mutualisé existe déjà concernant la fièvre aphteuse, a-t-il rappelé.

La France dispose également depuis quelques années de sa propre banque d'antigènes contre la fièvre aphteuse. Au total le laboratoire vétérinaire héberge 17 réserves stratégiques d'antigènes pour le compte de divers pays, principalement contre la fièvre aphteuse. En revanche cette solution ne convient pas à la grippe aviaire, encline aux mutations.

Sur la période 1995-2008, l'impact économique mondial des épizooties a été évalué à plus de 120 milliards de dollars, dont plus de 1 milliard pour la seule épidémie de FCO en France en 2007, selon Merial.

 

Source avec AFP

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Commentaires 1

tirelire

merci DIEU de l'agriculture,merci déesse de l'éleveur,merci gouvernement , merci contribuable, merci science ,merci SAINT MERIAL !!!!!!!!!!comment pouvait on vivre sans eux avant???dans cette histoire c'est toujours les meme qui s"en mettent plein les poches...pour nous sauver bien sur!

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