Nitrates: 100 tonnes de fumier "offertes au public" en Haute-Garonne

Nitrates: 100 tonnes de fumier "offertes au public" en Haute-Garonne
© JA Haute Garonne

"Plus de cent tonnes" de fumier ont été répandues et "offertes au public" dans la nuit de jeudi à vendredi en Haute-Garonne, dont vingt devant la préfecture à Toulouse, contre la réglementation sur les nitrates, a-t-on appris de source syndicale.

"Plus de 100 tonnes sur une vingtaine de sites" ont été offertes symboliquement aux jardiniers amateurs qui peuvent "aller se servir librement", indiquent dans un communiqué les Jeunes agriculteurs, branche de la FNSEA. La gendarmerie de Haute-Garonne a confirmé que du fumier avait été déposé "devant les mairies et Trésors publics" de nombreuses communes du département. "Près de 20 tonnes de fumier" ont été déposées devant la préfecture et la cité administrative" de Toulouse, précisent les JA. Ce "message" est destiné au préfet Pascal Mailhos "pour lui rappeler que si demain nous n'avons plus le droit de mettre du fumier dans nos champs, nous serons obligés de venir l'épandre à Toulouse", ajoute le syndicat. Cette action s'inscrit dans le cadre de la "nuit du fumier", durant laquelle plus de 2.000 agriculteurs ont manifesté sur l'ensemble de Midi-Pyrénées, épandant fumier et lisier devant de nombreuses préfectures. Le plus important rassemblement a réuni à Rodez, devant la préfecture de l'Aveyron, 1.500 manifestants et plus de 350 tracteurs et bétaillères.

Les manifestants contestent le projet gouvernemental, annoncé cet été pour répondre aux griefs de Bruxelles, qui prévoit l'extension des "zones vulnérables" où des contraintes de gestion des engrais et des déjections animales deviennent obligatoires. Midi-Pyrénées échappait jusqu'ici largement à ces contraintes, ses eaux y étant traditionnellement moins polluées que celles favorisant la prolifération des algues en Bretagne par exemple. L'abaissement prévu du seuil de nitrates autorisés dans l'eau, de 40 mg/litre à 18 mg, ferait basculer en zone vulnérable 1.635 communes supplémentaires du bassin Adour-Garonne, qui englobe les cours d'eau du sud-ouest se dirigeant vers l'Atlantique. "Au moment même où la conjoncture agricole est au plus bas, ce nouveau zonage est tout simplement le coup fatal pour les éleveurs de notre département. En effet, les coûts de mise aux normes sont exorbitants, de l'ordre de 50.000 euros pour les éleveurs laitiers. Quel éleveur, qui n'arrive aujourd'hui même pas à prélever un salaire de 800 euros par mois, dispose de la trésorerie nécessaire?", se demandent les JA.

Source avec AFP

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Commentaires 3

dob

C'est marrant, y'a pas mal d'éleveur laitiers autour de moi qui ne manque pas vraiment d'argent à en voir les investissements successifs qu'ils font.
Peut-être je me trompe bêtement.

didou 64

normal

franc 81

les paysan pollue pour nourrir la planete mai tout ces avions touristique qui doive polluer 100 ou mille foi plus pour de l argent personne ne dit rien

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