#NuitDeLaDetresse : les agriculteurs montent au front

#NuitDeLaDetresse : les agriculteurs montent au front

Producteurs de lait et éleveurs de porcs et de bovins manifestent jeudi soir partout en France lors d'une "nuit de l'élevage en détresse" avec au programme opérations escargots, déversements de fumier ou lâchers de ballons.

D'ores et déjà les syndicats agricoles, FNSEA et JA, ont promis une forte mobilisation des éleveurs qui ont mené dès mercredi soir des opérations coups de poing. Les actions les plus fortes sont attendues en Bretagne, une des premières régions d'élevage de l'Hexagone, avec un rassemblement à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) où le président de la FNSEA Xavier Belin sera présent.

Les producteurs entendent protester de nouveau contre les trop faibles prix de la viande, de porc comme de boeuf, qui ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production. Le revenu des producteurs de viande bovine a ainsi chuté à environ 12.000 euros par an, selon la FNSEA.

Un accord négocié il y a 15 jours sur la viande de boeuf au ministère de l'Agriculture n'a pour l'instant pas encore permis de faire remonter les prix au niveau qui avait été fixé.

Augmenter les prix payés aux éleveurs

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a demandé mercredi au médiateur des relations commerciales agricoles de contrôler ces accords, pour voir si les différentes parties ont tenu leurs engagements d'augmenter les prix payés aux éleveurs, notamment les industriels et la distribution.

Car  les agriculteurs tardent à voir les résultats, d'où leur colère. "Les cours du porc devaient progresser toutes les semaines, avant-hier le cours au cadran a baissé", dénonce Jean-Paul Goutines (FRSEA Pays de la Loire).   Quant à l'accord sur la viande bovine, "certains rares abattoirs ont effectivement appliqué une hausse sur certains types d'animaux, mais d'une façon générale, la hausse n'a pas été appliquée", explique-t-il.

Dans un communiqué du 1er juillet, la Confédération française de l'aviculture (CFA), appelle également ses membres, producteurs d’œufs, de volailles, de lapins, de foie gras et autres productions, à participer aux actions syndicales organisées par la FNSEA et les JA à l'occasion de la « nuit de la détresse »

Partout en France, les actions vont se multiplier

Opérations escargots, dépôts de déchets devant les préfectures ou lâchers de ballons lumineux sont annoncés dans la soirée.

 Des actions ont été menées dès mercredi soir. Dans le Finistère et  les Pays de la Loire des enseignes de la grande distribution ont été ciblées avec  toujours la même revendication, "Partagez vos marges", selon Matthieu Lenoir, responsable régional des JA.

En Basse-Normandie, des agriculteurs ont déversé un mélange de fumier et de gravats devant huit laiteries dans la Manche, tandis que dans le Calvados, sept sites ont été touchés, des laiteries ou usines de fromage pour la plupart.

Jeudi matin en Seine-Maritime les Jeunes agriculteurs ont entamé des contrôles d'origine des viandes et des contrôles de prix dans les supermarchés. A Strasbourg, des agriculteurs organisaient un marché de vente directe dans le centre-ville en proposant des produits locaux -oeufs, fruits et légumes- à prix coûtant. 

Source avec AFP

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Commentaires 4

paysanheureux

@ AIGLE201
Tout à fait d'accord avec toi... balayons devant notre porte avant d'intenter procès aux distributeurs (même si ceux-ci ne sont pas innocents). Il est trop facile pour les syndicats de rejeter la faute sur les industriels, plutôt que de promouvoir un autre modèle agricole, plus durable. Si les exploitations en sont arrivés là, c'est parce qu'on leur a toujours dit de continuer dans ce schéma.

Beber12

@AIGLE201.
Ne mélangeons pas tout. Il y a un problème de prix qu'il faut résoudre vite si l'ont veut maintenir des agriculteurs, conserver une économie dans nos régions, diminuer les importations et limiter la circulation de camions...
Sinon c'est pas la peine de gesticuler !
Pas la peine de dépenser autant d'argent public!
Pas la peine d'organiser une grande conférence sur le réchauffement climatique !
.....

AIGLE201

1) On n'est en plein ultra libéralisme, donc les marges ne se partage pas. 2) Si on veut améliorer notre disponible perso, comme tout entreprise il faut faire des économies et tant pis pour le copain-technico-commercial qui nous vend tout et certaines fois inutile. 3) arrêtons de dire que la seule adaptation possible est l’agrandissement; le burn-out devient une maladie professionnelle, avancée: non car c'est accepter qu'on n'est bagnard volontaire obligatoire. 4) gardons les petites structures, car l'agrandissement ne profite qu'au laboureur qui laisse les prairies en friches car il n'est plus question de faire pâturer les animaux et d'entretenir les clôtures; et après on va se plaindre que des assos. diverses et non agricoles deviennent des voisins embêtants. 5) la gestion par filière depuis des décennies n'apporte que restructuration du primaire au profit du tertiaire agricole.aucune économie ne s'en sort quand il n'y a plus d'activité de production.

MatJA39

Belle mobilisation ce soir, mais ce n'est que le début

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