Pastoralisme : « c’est au loup de s’adapter et pas l’inverse »

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Pastoralisme : « c’est au loup de s’adapter et pas l’inverse »

Auditionné au Sénat, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes est revenu sur l’objectif du Plan loup 2018-2023, avant de préciser que le ministre de l’agriculture ferait des annonces d’ici quelques jours.

A l’occasion d’une audition au Sénat, Stéphane Bouillon, préfet coordonnateur du Plan loup 2018-2023 a précisé que pour l'année 2018, le budget resterait inchangé. Soit 26,5 millions pour ce qui concerne les mesures de protection et de prévention et 3,5 millions pour l’indemnisation. En 2017, 3 220 attaques de loups ont été comptabilisées en France, faisant près de 12 000 victimes. Pour Stéphane Bouillon, l’objectif du plan loup est clair « infléchir la courbe des victimes » et en ce début de saison les maîtres-mots sont « vigilance, mobilisation et dialogue »

Un nouveau comptage est attendu d’ici la fin du mois. Le nouveau plan loup fixe à 500 le nombre d’individus pour 2023 contre 360 aujourd’hui. A ce jour limité à 40 individus, le nouveau comptage permettra de déterminer le nombre de tirs de prélèvements autorisés pour l’année en cours, correspondant à 10% de la population. Le préfet coordonnateur entend gérer ce quota en « bon père de famille » pour le faire « durer » sur l’année. Pour cela Stéphane Bouillon devra « coordonner et harmoniser les pratiques entre les régions », se réservant le droit de refuser des autorisations de tirs. Car, 60% des attaques ont lieu sur 15% des territoires et 3% des éleveurs subissent 30% des attaques, a-t-il rappelé.

Pour Stéphane Bouillon « c’est au loup de s’adapter et pas l’inverse », citant les propos du président de la République en début d’année : « il faut remettre l’éleveur au milieu de la montagne. » Il insiste « à nous de retrouver un équilibre entre biodiversité à recréer et pastoralisme ». D’après le préfet coordonnateur, le ministre de l’agriculture devrait faire des annonces concernant le plan loup 2018-2023, d’ici quelques jours. 

Pour aller plus loin, retrouvez notre dossier complet :  Que contient le Plan loup 2018-2023 ?

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Commentaires 6

nanardd

Je calcule:30 millions diviser par les loups de maintenant et multiplié par les 500 avenir et leur petits ça fera ? Et à Die, pays des loups pas assez d'argent pour maintenir une maternité. Et les ours qui mangent les chevaux dans les Pyrénées ça se chiffre surement en million ? ça passe pas dans les plus beaux villages de France !

Riri19

Quand il n'y aura plus d'éleveurs avec leur troupeaux pour entretenir la montagne et les estives monsieur Hulot aura le temps de constater les dégâts et les incendies.on sait bien que tous les animaux ont leur place dans la pyramide mais il faut un équilibre et surtout du bon sens paysan. Que faut il dire a nos enfants qui on la passion de l'élevage. qu'ils ne peuvent pas s'installer à cause des caprices d'un ministre

Panurge79

Hulot, pour l'instant, veut 500 loups alors qu'ils sont déjà là, mais quand ses zadistes protégés en voudront 1000 et il les soutiendra.
C'est une honte et une gabegie monumentale. S'ils avaient un revenu agricole de 350€/mois ou une retraite agricole, ils ne mettraient pas 30 M d€ pour défendre ces sales bêtes.

ann

pour ma part, je connais un éleveur qui va déserter sa montagne et laisser repartir son exploitation à la friche et à la forêt, pour mieux alimenter les incendies, et pour lui, c'est un crève coeur: la vie et l'espace du loup sont prioritaires sur saie et celle de son troupeau.

eleveur

26,5millions d'euros + 3.5millions d'euros= 30millions d'euros.
30 millions d'euros pour les loups.

Je préférai que cette argent aille dans les retraites agricoles ou dans la santé ou les infirmeries ont besoin de moyen...

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