Près de 200 actions d'éleveurs en colère dans le grand Ouest

Près de 200 actions d'éleveurs en colère dans le grand Ouest
Lors de leur congrès, la semaine dernière, les Ja avaient déjà appellé à l'aide (DR)

Les éleveurs en colère s'en sont pris à la grande distribution dans la nuit de dimanche à lundi dans le grand Ouest, déchargeant des tonnes de déchets devant les accès de nombreux centres commerciaux afin d'exiger une remontée du prix d'achat de leurs produits.

L'opération, prise à l'initiative des Jeunes agriculteurs (JA), concerne la Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire, a indiqué David Bourdin, président des JA de la Sarthe.

Près d'une cinquantaine de grandes surfaces devaient être visées pendant la nuit dans ce seul département, a-t-il précisé, disant s'attendre à ce que près de 200 enseignes soient "visitées" dans l'ensemble des Pays de la Loire, et jusqu'à 700 dans tout le grand Ouest.

Selon la préfecture de Bretagne, qui a compétence sur la zone Ouest, ces mouvements de protestation regroupant des producteurs porcins, bovins et laitiers, qui n'ont généré aucune destruction, se sont soldés principalement par des "entraves à la circulation", avec au total 192 sites visés, selon un bilan réalisé lundi matin.

Quelque 74 actions ont ainsi été répertoriées dans les Pays de la Loire, principalement en Sarthe (30 actions) et en Vendée (28 actions), ou encore 47 en Bretagne, majoritairement en Ille-et-Vilaine (30 actions).  En Normandie, une cinquantaine de sites ont été pris pour cible en Basse-Normandie, et 21 en Haute-Normandie.

Situation catastrophique dans le grand ouest

"La situation est catastrophique dans le grand Ouest. Ça fait des mois qu'on vend à perte", a-t-il déclaré, dénonçant "la pression de la grande distribution" sur les prix versés aux producteurs, particulièrement pour le lait, le porc et le boeuf.

"Dans le lait, certains producteurs vendent leur litre à 26 centimes alors que le prix de revient atteint au moins 34 centimes", a ajouté M. Bourdin.

A Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), les agriculteurs ont déversé huit remorques de débris en tout genre - pneus, palettes, gravats, fumier - devant l'accès des livraisons d'un supermarché Leader Price, avant de bloquer le parking.

Le plus fort mouvement de colère depuis une dizaine d'années ans

"Partagez vos marges pour sauver l'élevage", ont écrit les manifestants à la peinture rouge à l'entrée du parking.  Quatre autres bennes ont été vidées devant un magasin Super U. "Si on ne fait rien, l'élevage va disparaître de nos régions", a dénoncé un manifestant. "On arrive à un stade où l'agriculteur n'arrive plus à vivre de son métier". Selon lui, les enseignes de la grande distribution se battent entre elles pour pratiquer les prix les plus bas possible, mais cette guerre risque de faire disparaître les éleveurs et de se retourner contre les distributeurs qui ne trouveront plus de fournisseurs locaux.

C'est la première fois qu'ils agissent simultanément dans l'ensemble de la région. "C'est le plus fort mouvement de colère depuis une dizaine d'années", a assuré l'agriculteur de Châteaubourg.

Source avec AFP

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Commentaires 10

@CAPRIN5322

Le syndicalisme porte aussi une illusion, l'intérêt d'un céréalier c'est de bien vendre ces céréales, alors que c'est l'intérêt inverse d'un engraisseur en viande blanche ou rouge.
Raisonner en filière divise les productions (mais précise les problèmes), alors que le discours de l'unité les ignores ou fait semblant de pas les voir.

pietin 113

L'apli existe encore et à toujours étée solidaire des autres production;seulement,il apartient à chacun de prendre son avenir en main,(ce qu'ont fais les signataire de FMB)et en toute INDEPENDANCE!

CAPRIN5322

On voit toujour la solidarité de l'apli si elle existe encore envers les autres productions

@laitbio35

oui tu n'as pas tort sur le fond, et le pire c'est que tout le monde le savait que ca allait se passer comme ca
mais au final ce lait s'il n'avait pas été produit en france les industriels ne se serait pas gener pour l'importer, vase communicant, ce n'est pas specialement a la france de moins produire pour que les cours du lait remonte car dans ce cas là ce sont les autres qui en profitent soit ils produisent plus , soient ils ont de meilleur prix , la seule solution une auto regulation de la production au niveau europeen ( mais ca n'arrivera pas car de solidarité en agriculture il n'y en a que peu , le plus important etant d'etre plus riche que son voisin) , et une forte pression sur les pouvoirs publics pour limiter les importations
comme pour le lait bio , qui avec les cadeaux fait pour le gouvernement pour la conversion va amener trop de producteur sur le marché et faire baisser les cours

pipo

aujourd hui c est le syndic major qui pleure devant les industriels et distibution . si ce syndic avait joué le jeu et seulement respecté le mouvement europeen de 2009 nous aurions pu récupérer la valeur de nos produits mais l idee ne venait pas d eux alors je ne defends ni l industriel ni la grande distribution mais les gars s il vous plait ne pleurez pas il est trop tard merci aux copains du mont saint michel

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