Semaine cruciale pour la reprise du pôle frais de Doux

Les 1.700 salariés du pôle frais du géant volailler Doux, en faillite, s'apprêtent à vivre une semaine cruciale pour leur avenir, alors que le tribunal de commerce de Quimper doit examiner mercredi des offres de reprise partielles ne préservant que quelques centaines d'emplois.

Les représentants syndicaux ont pu examiner dimanche les offres de reprise éventuellement "améliorées", avant un comité central d'entreprise mardi au siège du groupe à Châteaulin (Finistère) et l'audience de mercredi.

Un jugement est attendu pour vendredi, ou au plus tard lundi 10 septembre, date d'expiration de la poursuite d'activité fixée lors de la liquidation de ce pôle le 1er août. Les syndicats CGT, FO et CFDT appellent à un grand rassemblement mercredi devant le tribunal.

Le 10 août, les groupes Duc, Glon Sanders (filiale de Sofiproteol) associé à Duc, Axereal, LDC et Tallec ont déposé des offres séparées de reprise partielle portant sur les sites de Clémont (Cher), Sérent (Morbihan), Laval (Mayenne), Boynes (Loiret) et Amilly (Loiret).

Blancafort intéresse Glon Sanders

Mais finalement Tallec, un des trois repreneurs pour Sérent (159 salariés), a jeté l'éponge vendredi tout comme un projet d'une offre à capitaux iraniens pour l'abattoir de Graincourt (Pas-de-Calais, 254 emplois), qui n'a toujours pas de repreneur affiché.

La date limite de dépôt des offres "améliorées", réclamées par le gouvernement, qui affirme travailler "d'arrache-pied" à l'optimisation des dossiers, a expiré vendredi à minuit.

La bonne nouvelle est que dans ces nouvelles offres l'abattoir de Blancafort dans le Cher (244 emplois), dont la reprise était jusqu'alors incertaine, intéresse finalement Glon Sanders et Duc qui ont fait une proposition préservant 130 emplois sur deux ans, a expliqué à l'AFP Nadine Hourmant, déléguée centrale FO du groupe Doux.

Un nouveau délai accordé ?

Mais ces offres "améliorées" ne promettent la préservation que de quelques dizaines de salariés en plus par rapport aux propositions initiales, et au final "c'est plus d'un millier d'emplois qui seront supprimés", a noté Mme Hourmant.

 La CGT espère toutefois que "sous la pression et vu les enjeux", le tribunal acceptera à cet effet d'accorder un nouveau délai de poursuite d'activité du pôle frais. Le syndicat prône aussi un dessaisissement du tribunal de commerce de Quimper au profit d'une juridiction professionnelle.

Une revendication qu'a également formulée cette semaine Xavier Beulin, président de la FNSEA et du groupe Sofiproteol, qui pointe  "une inadéquation entre les enjeux d'un dossier international, quel qu'il soit, et son traitement par des juridictions locales".

Concernant les autres activités de Doux (export et produits élaborés), pour laquelle la famille éponyme dispose du soutien de la banque Barclays, le tribunal a fixé la période d'observation au 30 novembre.

Source AFP

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