Sommet de l’élevage : visiteurs et constructeurs au rendez-vous, malgré l’absence de bovins

Texte Sophie Caron / Video Anne Sophie Lesage

Photos Pleinchamp

Malgré l’absence de vaches laitières et de bovins viande, visiteurs et constructeurs ont répondu présent pour ce premier jour du Sommet de l’élevage de Cournon. Preuve que « les éleveurs croient encore en leur avenir », estime le président du Sommet, Jacques Chazalet.

hall vides

Deux immenses halls vides, dépourvus de tous bovins, lait ou viande, quelques vaches en carton-pâte disposées sur les rings, le tout baigné dans un silence pesant…  C’est surement l’image la plus poignante que les visiteurs du Sommet de l’élevage garderont de cette édition 2015.

« C’est la mort dans l’âme que nous avons pris la décision d’annuler les concours et présentations de races bovines » rappelle le président du Sommet, Jacques Chazalet qui reconnait qu’ un « salon sans animaux est un salon sans âme».

En effet, le positionnement de Cournon en périmètre interdit suite à la résurgence de la FCO (fièvre catarrhale ovine) dans le Centre de la France, réduisait de façon drastique la zone de recrutement des animaux pour les concours nationaux. Les organisateurs ont donc préféré tout annuler pour ne pas « dénaturer » cette vitrine de l’élevage bovin, expliquent-ils. Une décision souvent mal comprise par les éleveurs d'autant que les ovins, eux, pourtant aussi concernés par cette maladie, sont bel et bien présents.

Mais passé cette zone silencieuse, c’est la vie agricole

Sommet foule

qui reprend rapidement le dessus. Dans les allées, les agriculteurs se pressent pour découvrir machines et équipements dédiés à l’élevage. Les visiteurs internationaux ont également répondu présent. Pour eux, les organisateurs n’ont d’ailleurs pas renoncé aux visites d’élevage et le dispositif a même été renforcé. Les organisateurs tablent toutefois sur une baisse globale de la fréquentation de 30%.

Preuve que Cournon reste encore un salon incontournable, le ministre Le Foll a finalement fait un bref passage en cette fin d’après-midi. L’occasion pour lui de se confronter au désespoir et à la colère de certains  éleveurs pour qui la FCO est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de leurs difficultés.

Voir aussi :

 

 

Sur le même sujet

Commentaires 1

beberino

-quelle honte le ministre est venue accompagner de 20 cars de CRS!!!
-on est traite comme des terroristes!!!
-ils ont vraiment pas bonne concience !!!

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier