Tendances de février 2018 - conjoncture des marchés lait et viande

INSTITUT DE L'ELEVAGE IDELE

Tous les mois, la conjoncture des marchés lait et viande pour les espèces bovine, ovine et caprine au plan français, européen et mondial. Tendances analyse chaque mois les variations de prix aux différents stades, de la production à la distribution; examine les évolutions de production, de commerce extérieur, intra-communautaire et international, ainsi que de consommation.

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Tendances vise à éclairer les décideurs économiques et professionnels, les opérateurs, les médiateurs sur les évolutions probables à court terme.

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Au sommaire du numéro de ce mois-ci :

Viande Bovine

Jeunes bovins

  • France, baisse saisonnière prononcée

Dans le sillage des prix allemands, les cours des JB français de race à viande suivent une baisse saisonnière relativement rapide.

  • Europe, baisse saisonnière des cours amorcée

La baisse saisonnière des cours a démarré en Allemagne et en Italie. En revanche, les prix restent bien orientés en Pologne. En 2018, le marché européen pourrait s’alourdir légèrement, avec plus d’animaux finis en Italie et en Pologne, ce qui compenserait largement les baisses prévues en Allemagne et en France.

 

 

Femelles

  • France, le bond des abattages pèse sur les cours

Les sorties de femelles, allaitantes comme laitières, ont été très dynamiques en janvier alors que la demande reste globalement en retrait. Cette offre fait pression sur les cotations et retarde leur hausse saisonnière.

  • Europe, les cotations se resserrent

Les cotations se contractent dans certains pays membres de l’UE : en Irlande, en raison de l’afflux des sorties alors que c’est la demande en viande transformée (moins rémunératrice que les morceaux nobles) qui impactent les cotations en Allemagne. A l’inverse, le repli de l’offre et une demande dynamique soutiennent les prix au Royaume-Uni, alors qu’en Pologne ils se maintiennent grâce à une meilleure valorisation de la viande sur le marché européen.  

 

 

Maigre

  • Retard des naissances ou décapitalisation ?

Le marché des broutards est déjà très tendu en ce début d’année. Faute de disponibilités les prix des Charolais et des Croisés battent des records. La baisse des naissances reste impressionnante et ne s’est pas atténuée en décembre.

 

Veau de boucherie

  •  Début d'année équilibré

Au niveau européen, l’offre en viande de veau semble satisfaire la demande. La stabilité est de mise sur les différents marchés.

 

 

Veaux nourrissons

  • Hausse saisonnière marquée

La concurrence espagnole ainsi que la baisse des naissances laitières tirent les prix des petits veaux à la hausse en ce début d’année

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Lait de vache

  • Collecte, l'UE au cœur de l'équilibre offre/demande mondial

Compte tenu du statu quo anticipé aux Etats-Unis et d’une évolution certainement modérée de l’offre océanienne en raison des contraintes climatiques, l’Union européenne sera au cœur de l’équilibre laitier mondial courant 2018. L’offre abondante fin 2017 a pesé sur les cours des commodités et stoppé le redressement des prix du lait qui sont attendus en baisse début 2018. 

  • Marchés des produits laitiers : contraste persistant

La reprise de la collecte laitière européenne accentue le contraste entre la situation de la matière grasse et celle de la matière protéique. Le marché du beurre parait plus équilibré, mais pourrait se tendre de nouveau au 2nd semestre, tandis que celui des protéines semble durablement déprimé.

  • Consommation de produits laitiers déprimée en France

A l’exception du beurre, la consommation de produits laitiers termine mieux l’année 2017 qu’elle n’avait commencée. Malgré cette embellie, les ménages ont moins acheté de produits laitiers en 2017. En revanche, ils ont dépensé autant en raison de la hausse moyenne des prix de vente (+3% /2016), d’après les données IRI qui mesurent les ventes dans les GMS, Hard-discount et drive.

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Viande ovine

  • 2017 : un bilan mitigé pour la France

Poursuite de la baisse de la consommation de viande ovine, forte progression des sorties d’ovins adultes et probable contraction du cheptel, problématiques FCO… l’année 2017 semble suivre la tendance des années précédentes dans le secteur ovin français…

  • 2018 : un début d'année moins encombré qu'en 2017

2018 débute sous de meilleurs augures que 2017, avec des cotations de l’agneau nettement plus élevées en France, au Royaume-Uni et en Irlande, témoignant d’un marché moins encombré que l’année précédente. Toutefois cet équilibre pourrait toutefois être affecté par la hausse attendue de la production britannique ou un surplus d’agneaux sur le marché français avant l’approvisionnement de Pâques.

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Lait de chèvre

  • Des disponibilités abondantes grâce aux importations

Malgré un 4ème trimestre 2017 très dynamique, la collecte annuelle de lait de chèvre n'a pas égalé celle de 2016. Les laiteries ont davantage et ont ainsi reconstitué leurs stocks de produits de report.

Lire l'article Lait de chèvre

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