Tribune : développer l'abattage de proximité

Lise Monteillet

Carcasses dans un abattoir

Une tribune en faveur de l’abattage de proximité a été signée dans les locaux de la Confédération paysanne, le 21 novembre, par une vingtaine d’organisations et des dirigeants d’abattoir.

Dans une tribune, plusieurs organisations agricoles ou environnementales, ainsi que des dirigeants d’abattoir appellent à soutenir les reprises d’outils d’abattage « en difficulté ou démissionnaires », par des groupes d’éleveurs. De même, ils demandent « la mise en place d’outils individuels et / ou collectifs d’ abattage à la ferme, fixes ou mobiles, en lien avec les abattoirs de proximité existants ». Deux solutions pour contrecarrer « le manque de structures d’abattage ouvertes à l’ensemble des éleveurs et des bouchers », ainsi que leur disparité géographique. 

"Une demande sociétale"

Il n’existe « aucun obstacle objectif » à déployer de tels outils, précise la tribune. « Les réglementations sanitaires doivent pouvoir s’appliquer en respectant leur spécificité », souligne-t-elle.  Pour appuyer leur argumentation, les signataires rappellent que l’abattage de proximité « répond à une demande sociétale en termes de santé publique, de qualité des aliments, d’éthique et de respect des animaux et de leur bien-traitance, ainsi qu’aux besoins d’un élevage durable, rémunérateur, diversifié et respectueux des territoires et des paysans ».

Une expérimentation pour commencer

Une mise en place en deux temps est proposée. « Cette mise en place, encadrée réglementairement, ferait l’objet dans un premier temps d’une expérimentation sous contrôle des autorités sanitaires », écrivent les organisations concernées. Ces dernières appellent ensuite à « mettre la réglementation française en adéquation avec le volet flexibilité du paquet hygiène ». Ce dernier devra être évalué « en mettant en œuvre des mesures appropriées à la taille des structures dépositaires ». 

Organisations et personnalités signataires : Confédération paysanne, FNAB, FADEAR, Réseau CIVAM, Nature et Progrès, Union bretonne Pie noire, France Nature Environnement, AFAAD, Les Amis de la Confédération paysanne, GIE Zone Verte, MIRAMAP, Biocoop, Collectif Quand l'abattoir vient à la ferme, Collectif Plein air, SAS Le Boeuf éthique, Société Schwaiger (camion d'abattage mobile), SAS Le Ateliers de la Queille, Christophe Gouazé (directeur général de l'abattoir de St Girons, Ariège), Pierre-Emmanuel Robin (co-gérant de l'abattoir du Diois, Drôme), Bénédicte Peyrot (présidente de la SCIC Abattoir des Hautes Vallées à Guillestre, Hautes-Alpes). 

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Commentaires 7

Bearn

Attention!! Abbattage de proximite ne veut pas dire faire du local ! Du moins en bovins , reglons nos problemes de debouché avant de penser a abbattre a cote de la maison, surtout avec tous ces accords internationaux qui se signent! Pour ma part je pense qu'on est pas assez presents sur les produits transformes pas assez competitifs je suppose enfin c'est sûr, on exporte pas assez car trop cher et qualite superieure pas forcement demontrée et secondaire pour certains produits! J'avoue que je vois pas un avenir tres glorieux pour la viande bovine francaise! Courage quand même

49

avec le CETA il y aura plus de bête de proximité donc pas besoin d'abattoir.

Manger local ?

49

non abattoir de proximité on été racheté par nos chère coopérative et ensuite fermer pour plus de monopole.

louis 29

bravo on a deja du mal a controler les abattoirs existants .cela me rappelle un fait reel vu il y a quarante ans ..le mouton monte dans l'ascenseur et le lendemain le vide_ordure est bouche. vive le circuit court

eleveur

apres avoir tout fait pour les fermer, les politiques vont les reouvrir? Nos politiciens font tous et leur contraires, et nous ont doit ce debrouiller avec ca

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