Un conglomérat chinois pourrait devenir le premier éleveur australien

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Un conglomérat chinois pourrait devenir le premier éleveur australien

Le groupe Shanghai Pengxin Group Co. Ltd, dont l’activité s’étend de l’extraction minière à la promotion et la gestion d’ensembles immobiliers en passant par l’agriculture (grandes cultures et élevage) serait en passe de se porter acquéreur de deux entreprises d’élevage australiennes.

Un conglomérat chinois pourrait devenir le premier éleveur australien

Le total du cheptel représenterait plus de 500 000 têtes, soit environ 1 % du cheptel australien, ce qui ferait de Shanghai Pengxin Group le premier acteur de l’élevage bovin du pays. Deux offres séparées ont été faites, l’une auprès de Consolidated Pastoral Company, qui gère 375 000 têtes, et l’autre auprès de S Kidman & Co. qui en possède environ 185 000. Toutes deux gèrent leurs troupeaux au Nord et à l’Est de l’île-continent. Le montant de la transaction, si elle aboutit, atteindrait le milliard de dollars australiens (environ 620 M€). 

Toujours en quête de sécurisation de son approvisionnement en protéines animales, la Chine n’en est pas à sa première acquisition dans le secteur de la production animale en Océanie. Dans ce domaine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, structurellement exportateurs, sont les fournisseurs privilégiés de ce puissant et relativement proche partenaire (moins de 5 000 km entre Shanghai et Darwin). De même que des entreprises australiennes ou néo-zélandaises ont parfois investi dans des outils en Chine, des groupes chinois se portent de plus en plus souvent acquéreurs d’entreprises d’élevage, d’abattage ou de transformation sur les sols de ces deux pays. Shanghai Pengxin Group est déjà fortement présent sur le territoire néo-zélandais depuis son acquisition, fin 2012, pour 200 millions de dollars néo-zélandais (115 M€) de 16 fermes laitières appartenant précédemment au groupe Crafar Farms. Le cheptel cumulé ainsi acquis représente environ 20 000 vaches laitières. L’appétence des acteurs chinois pour l’élevage bovin océanien s’explique aussi par les restrictions encore importantes mises par les autorités de leur pays à l’importation de viande bovine, depuis de nombreux ays. Ces restrictions ne concernent cependant pas l’Australie ni la Nouvelle-Zélande. Et le dernier accord sanitaire conclu fin juillet entre l’Australie et la Chine doit permettre d’accroître les exportations de bovins vivants australiens jusqu’à 1 million de têtes par an, pour un chiffre d’affaires proche du milliard d’euros. De même, selon BMI Research, en 2015, les importations chinoises de viande bovine devraient s’accroître de 12 %.

                                          Source : dossier prisme n° 10 - octobre 2015 - voir aussi le dossier complet en pièce jointe.

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