Viande bovine en Vendée

William Soulard, conseiller CERFRANCE spécialisé en viande bovine

Une conjoncture qui s’améliore mais des trésoreries qui restent tendues

Des prix de vente « à de bons niveaux »

Depuis l’automne 2011 les prix de vente ont fortement évolué à la hausse, et ce, sur toute les catégories. L’évolution a été moins marquée sur les animaux de « haute qualité bouchère »

La stagnation depuis septembre est en partie liée à un afflux plus important de viande et à une consommation en berne, mais les experts parient sur un maintien, voire une progression des prix pour 2013.

Mais des charges en nette hausse

Les systèmes pour lesquels les achats (concentrés et/ou fourrages) sont peu conséquents tirent leur épingle du jeu. Ils bénéficient de l’embellie des cours tout en limitant l’impact de la hausse du coût des matières premières.

Pour les autres, la situation est plus délicate, notamment sur les systèmes avec des animaux « de haute qualité bouchère » forts consommateurs de concentrés.

La progression du coût de l’énergie (avec ses effets sur les carburants, engrais…) impacte également les résultats.

Des équilibres financiers tendus

Au niveau trésorerie, les situations sont diverses mais les équilibres financiers restent tendus dans de nombreuses exploitations. La réalisation des « emprunts crise » a donné « une bouffée d’oxygène » en 2010 mais les remboursements pèsent maintenant sur les équilibres financiers (une partie de ces prêts a bénéficié d’un différé de 1 an).

Les remboursements liés aux mises aux normes sont souvent en cours et de nouveaux investissements de modernisation sont à prévoir.

Une part « importante » de capital financé par les exploitants

Dans un certain nombre de cas, l’exploitant a autofinancé la capitalisation dans son cheptel sur toute sa carrière. Les capitaux propres sur l’exploitation peuvent ainsi être conséquents alors que la trésorerie est tendue. La transmission de ces capitaux à de futurs éleveurs est un véritable enjeu pour la production de viande bovine.

Une concurrence plus accrue entre « les cultures » et « l’élevage » dans les exploitations

L’évolution des cours des céréales et des protéines (soja, colza…) n’est pas sans effet sur l’élevage en général, y compris sur la Viande Bovine : les marges sont directement affectées par les augmentations du coût alimentaire tandis que les marges en culture continuent de progresser…

Les clés de la réussite en viande bovine

Une étude réalisée à partir des résultats économiques des exploitations spécialisées en viande bovine en Vendée nous a permis de conclure que les écarts entre les exploitations tiennent à 3 éléments :

-    La maîtrise technique : nombre de veaux sevrés par vache, état sanitaire du troupeau, vaches productives, cohérence du système / coût alimentaire, niveau génétique, maîtrise des charges d’équipement…

-    La productivité du travail (nombre de vaches, SAU / UTH…)

-    La dimension de l’exploitation (SAU, nombre de vaches…)

Dans les conditions actuelles de cours et d’évolutions de charges, ces conclusions vont se confirmer.

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