[Vidéo] Abattoirs : le Gouvernement veut créer un délit de maltraitance animale

Anne Sophie LESAGE

[Vidéo] Abattoirs : le Gouvernement veut créer un délit de maltraitance animale

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé mardi son intention de "créer un délit de maltraitance" aux animaux, assorti de "sanctions pénales" dans la loi Sapin, relevant ainsi la répression de certaines pratiques dénoncées ces derniers mois.

 

Les mauvais traitements envers les animaux ne figurent actuellement que dans le Code rural (article L214), mais pas dans le Code pénal qui, lui, prévoit des sanctions. Lors d'une conférence de presse de présentation d'un plan pour le bien-être animal, le ministre a insisté sur le partage de responsabilité entre l'Etat et les autres acteurs de la chaîne, notamment les exploitants  d'abattoirs, objets de plusieurs scandales ces derniers mois. "Aujourd'hui, un exploitant d'abattoir n'est pas responsable directement d'un acte qui serait commis par un de ses salariés. Cela va changer au niveau des textes. Il y aura un délit qui sera créé pour un responsable d'établissement (où il y) aura eu des actes de maltraitance", a ajouté le patron de la Direction générale de l'Alimentation (DGAL) Patrick Dehaumont.  

Le plan se compose de 20 mesures concernant les animaux dans les élevages et les animaux de compagnie, mais cible particulièrement les abattoirs. M. Le Foll a rappelé que l'Etat avait une responsabilité "pour le suivi de ce qui se passe dans les abattoirs", mais souligné que ce plan ne marcherait "pas si la responsabilité au sein des abattoirs n'est pas elle aussi engagée".  Pour M. Le Foll, cela passera également par la mise en place d'un référent bien-être animal bénéficiant d'une formation dans tous les abattoirs, quel que soit leur volume d'activité.  

Soutien public d'environ 4,3 millions d'euros

Le ministre a également annoncé la mise en place rapide, d'ici l'été, d'une meilleure protection des salariés signalant des actes de maltraitance, par le biais d'un décret leur donnant le statut de lanceur d'alerte. Parmi les autres priorités de ce plan, on trouve la mise en place d'un centre national de référence sur le bien-être animal d'ici à fin 2016, dont le principe avait été acté par la loi d'avenir, ainsi que le financement de la recherche et l'innovation. Le plan prévoit également un soutien public d'environ 4,3 millions d'euros pour le développement d'une méthode, aujourd'hui expérimentale, de sexage des embryons dans l'oeuf, a expliqué M. Le Foll, pour "ne plus avoir à supporter ces images de broyages de poussins". Les poussins mâles sont en effet éliminés, faute d'intérêt pour l'industrie alors que les femelles sont conservées pour devenir des poules pondeuses.  

Après la diffusion la semaine passée par l'association de défense des animaux L214 de vidéos choquantes de maltraitances infligées à des animaux dans un abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées Atlantiques), le ministre avait déjà ordonné des inspections dans l'ensemble des abattoirs de France. L'association avait déjà révélé récemment des traitements cruels d'animaux dans deux autres abattoirs, qui avaient été fermés temporairement.

Source avec AFP

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Commentaires 10

gaby

on devrait creer un delit de nulité pour les gouvernements qui n'apporte rien a la france l

CLOCHE215

la maltraitance des animaux à l'abattoir, n'est-il pas lié à l'abattage hallal???????? je suis très curieux de savoir...

dundee

A quant un délit de maltraitance des éleveurs!!!!

1584

encore une fois c'est une minorité écolo qui va dicter sa loi. qu'ils s'occupent des sans travail ou des payés à rien faire avant de tourner des vidéos avec un masque sur la tête.

bisounours

serait-il possible , de faire passer un article sérieux , sur la mise à mort dans les abattoirs?
Peut-être les conclusions du Dr Catherine Rémi ..

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