[Vidéo] Fin des quotas : « une opportunité pour la filière française »

Anne Sophie LESAGE

[Vidéo] Fin des quotas : « une opportunité pour la filière française »

La fin des quotas en avril 2015 va soumettre un peu plus les agriculteurs à la volatilité des cours du lait. Beaucoup d’interrogations sont encore à l’ordre du jour pour les éleveurs.Interview de Gérard You, économiste à l’Institut de l’Elevage et micro-trottoir d’éleveurs à l’occasion du Space.

 

Comment se porte le marché français ?

Gérard You : « Le prix du lait se porte bien mais le marché mondial connaît quelques nuages car nous avons une évolution baissière des prix du beurre et de la poudre de lait. C’est une évolution préoccupante mais pour l’instant il n’y a pas péril en la demeure. »

La sortie des quotas laitiers : est-ce une opportunité ?

G.Y. : « C’est une opportunité pour la filière française si elle sait valoriser et transformer des produits exportables, exportés vers le grand large. Il y a des marchés émergents, comme les pays en développement, en Chine en particulier et dans des pays voisins, où il y a des consommateurs de plus en plus nombreux dans les catégories moyennes qui aspirent à consommer des produits laitiers. De plus, dans ces pays, la production locale est sujette à méfiance, en Chine en particulier. A l’inverse, les produits laitiers français - poudre de lait, lait infantile-, sont appréciés pour leur qualité sanitaire, la sécurité de leur fabrication. Ça c’est une opportunité pour la filière.

Mais le marché mondial est instable, il connaît d’importantes variations de prix du fait de surproductions momentanées, donc il y a un effet prix important. Le prix du lait est amené à varier un peu plus demain qu’il ne variait dans le passé. »

Quels outils peut-on mettre en place pour gérer cette volatilité ?

G.Y. : « Il peut en exister à différents niveaux.

Au niveau de l’exploitation, les agriculteurs qui peuvent connaître des bonnes années, dès lors qu’ils arrivent à se constituer de la trésorerie, peuvent optimiser leurs résultats pour les années moins bonnes.

Au niveau des filières, il faut améliorer la transmission des prix, notamment lorsque le prix des intrants, aliments du bétail, énergie, augmentent ; il faut réussir à répercuter ces hausses de charges sur le prix du lait. Aujourd’hui c’est très difficile. 

Au niveau européen, il faudrait réfléchir dès à présent à la création d’outils d’assurance marge, comme c’est déjà en place aujourd’hui aux Etats-Unis. Ils permettent d’allouer des aides lorsque la marge alimentaire est très dégradée. C’est une piste mais c’est du moyen terme. Aujourd’hui, une nouvelle politique agricole se met en place ; la réflexion est donc plus sur « l’après 2018 » ou « l’après 2020. » »

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Commentaires 16

szut

dans le mot élevage il y a les meme lettres que dans le mot esclavage!!!

herbager

en travaillant sur l'autonomie et l'economie on peut s'en sortir. je l'experimente tous les jours chez moi, plus d'herbe, moins d'achat, plus de revenu, moins de travail. mais c'est un autre métier et tout le monde n'est pas prêt pour ça...

altitude1000

Eh bien ,les commentaires ne sont pas optimistes. Il y a du souci a se faire pour les producteurs. Ils n'en sortiront pas gagnants. "Tenir le tete hors de l'eau; se faire plumer; crever mais faire vivre les fournisseurs; je ne vois pas mes fils"... Tout est dit. S'adapter ca veut dire quoi ? travailler encore plus ? Investir encore plus ? Pour les fournisseurs, les banques ? Et l'eleveur voir ses efforts encore moins payés: Il devient quoi?? Il ne restera qu'à prévenir les commissions prevention suicides de la MSA.

@pire que air france

le com meprisant de base, comme si c'etait les meilleurs qui s'en sortait , ca se saurait , on ades generations de paysans mediocre qui reussissent a vivre tres aisement car sur 100metres de limons
tu peux essayer de vendre ton systeme liberale si tu veux , mais il explosera avec perte et fracas et ca ira de plus en vite , adaptation, plus grande exploitation, automatisation, baisse du besoin de main d'oeuvre , c'est le schema appliqué aux industries ....besoin de main d'oeuvre en baisse constante au nom du fric des actionnaires , et là mainteant tu vas nous expliquer comment va vivre la france avec demain 50% de chomeurs sans le sous, tu crois qu'ils se laisseront faire , mon pote ce seront les premiers a devaliser ta grosse ferme pour avoir des vivres et on ne pourra pas leur donner tort , tu paieras des vigiles jour et nuit , c'est ce que va finir par donner ineluctablement ton systeme , tu vas engraisser et continuer a engraissement les plus riches
et c'est des types comme ca qui va nous dire qu'en france c'est la crise , la france n'a jamais été aussi riche , il y a de plus en plus de millionaire, 1% de la population possede 50% des richesses mondiales, bref la seule crise c'est qu'il y en a qui prenne tout le pognon de maniere indue

@Pire que Air France

Eleveur, je vais te repondre.
Quelle metier a changer le plus que le metier d'agriculteur, depuis les année 90? Reponse, aucun!
Les cours, qui font notre revenu, sont directement lier sur les cours mondiaux.
Ton revenu est il aligner au cours mondiale?
Ton revenu depend il d'un intemperie, d'une secheresse a l'autres bous du monde?
Ton revenu baisse t il s'il y a un conflit, portant sur un embargo?

Alors la mondialisation, dans ce cas la, pour tous!!!
Ca a l'air de t'amuser "Pire que Air France"!

Moi, je veux que mon plombier soit au prix d'un roumain.
Que le gazoil soit au prix du Quatar.
Que le pilote d'air france au prix d'un salaire thaïlandais.
La caissiere soit payer au prix du chilien....

C'est stupide n'est ce pas! ta paye a la fin du mois serai tout de suite plus petite hein? Toi, planquer, qui viens nous faire une lecon de moral!

Ben nous, c'est le cas depuis plusieurs années, mais tu le sais, puisque tu va me repondre que tu connais tous et mieux que tous le monde sur l'agriculture mondialisée!?

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