142 bovins contaminés par les PCB vont être abattus

142 bovins contaminés par les PCB vont être abattus

Trois troupeaux de bovins, contaminés par une pollution aux PCB (polychlorobiphényles), vont être abattus aujourd’hui à Grez-en-Bouère, en Mayenne. Les éleveurs réclament "l'arrêt immédiat de la pollution".

 Quelque 142 bovins, issus de trois troupeaux laitiers et allaitants ont été enlevés dimanche de trois fermes avant d'être abattus. « Les taux de PCB ne permettaient pas d'espérer une reprise rapide d'activité", justifie la sous-préfecture à Chateau-Gontier.

 Ces trois fermes font partie des exploitations visées par des mesures de séquestre depuis la découverte, en janvier dernier,  de la pollution aux abords de l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère, spécialisée dans le traitement de déchets industriels. Depuis la mise au jour de la pollution, une douzaine de fermes dans un rayon de 3 km autour de l'usine Aprochim ont été mises sous séquestre, totale ou partielle.

Les exploitants des trois fermes auraient signé le protocole d'indemnisation proposé par les assureurs d'Aprochim, après expertise du préjudice. Un protocole que d'autres agriculteurs touchés refusent en revanche de signer, préférant la voie judiciaire pour obtenir réparation et tenter d'établir les responsabilités.

302 animaux déjà euthanasiés

PCB3

 Une demi-douzaine d'agriculteurs a porté plainte, tout comme d'anciens salariés de l'usine, pour mise en danger de la vie d'autrui. Le site, qui continue de contester sa responsabilité dans la pollution constatée, a été contraint au printemps de réduire de 50% son activité et d'améliorer les dispositifs de confinement et d'aspiration.

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté dimanche en Mayenne, à proximité de l'usine Aprochim. Les manifestants ont installé des panneaux le long de la route à proximité de l'usine et ont placé une potence sous laquelle pend un profil de vaches, ainsi qu'un décompte évolutif des animaux abattus avec le chiffre "302", correspondant ce dimanche au nombre de bêtes déjà euthanasiées ou qui vont l'être dans les prochains jours. Six troupeaux ont déjà fait l'objet de mesures d'abattages.

Jean-Marc Guesdon, le président du collectif de défense "Terre et vie d'Anjou", a réclamé une nouvelle fois "l'arrêt immédiat de la pollution", provoquée, selon les victimes, par Aprochim, et exhorté l'Etat à "prendre conscience (de la situation) et prendre ses responsabilités".

Source avec AFP

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Commentaires 1

Serge

Scandaleux !!!!!!

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