Agmentation du prix du lait : les éleveurs font pression

Agmentation du prix du lait : les éleveurs font pression

Les éleveurs montent au créneau pour tenter d'obtenir une augmentation des prix du lait en 2014, avant la fin des négociations commerciales entre les industriels de l'agroalimentaire et la grande distribution, prévues jeudi.

Tous ont une même revendication : les cours du lait ont flambé de près de 10% sur le marché mondial en 2013 en raison d'une demande croissante en produits laitiers dans les pays émergents et ils veulent profiter de cette tendance favorable. Mais la grande distribution ne semble pas décidée à aligner ses prix de vente sur les cours mondiaux du lait. Selon les industriels du secteur (Fnil), le prix moyen des produits laitiers a même baissé de près de 1% en 2013.

Pour 2014, les perspectives ne s'annoncent pas meilleures puisque les négociations actuelles reposent sur un prix de 345-350 euros les 1.000 litres, alors que le marché mondial plaide plutôt pour un prix entre 380 et 400 euros les 1.000 litres payé à l'éleveur, selon la Fédération nationale des producteurs de lait FNPL.

Les éleveurs proposent d'être les médiateurs

Pour ne pas rater le coche avant jeudi, les éleveurs se mobilisent. Ceux de la FNPL ont décidé de s'inviter à la table des négociations.  "Nous allons nous inviter au box des négociations entre distributeurs et transformateurs" et tout particulièrement chez Leclerc et à Carrefour, a annoncé lundi au salon de l'agriculture Thierry Roquefeuil, président de FNPL.

Les éleveurs proposent même d'être les médiateurs des échanges entre distributeurs et industriels. Car ils craignent que le scénario habituel ne se répète, les industriels disant qu'ils ne peuvent "pas augmenter le prix payé à l'éleveur tant que la grande distribution ne fait pas passer cette hausse" et les distributeurs répondant que toutes les enseignes doivent s'engager, sinon il n'est pas possible de répercuter la hausse aux consommateurs. La guerre des prix fait en effet rage en ce moment dans la grande distribution.

"Mais quel consommateur refuserait de payer deux centimes de plus sa brique de lait ?" s'interroge Thierry Roquefeuil. Pour la FNPL, il faut que cette question se règle au sein de la filière, sans intervention des pouvoirs publics. "Une médiation nous décrédibiliserait" avant la fin des quotas laitiers en 2015 et désormais c'est la logique économique -et non un prix politique du lait- qui doit prévaloir, fait valoir le président du syndicat.

La Coordination rurale n'est pas tout à fait de cet avis. Vendredi, elle annonçait avoir saisi le médiateur des relations commerciales dans ce dossier. Quant à la Confédération paysanne, elle encourage les producteurs à trouver le moyen de s'unir au niveau des différents bassins laitiers afin de peser plus lourd dans le rapport de force avec les transformateurs, explique Laurent Pinatel, son porte-parole.

 

 

Source avec AFP

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Commentaires 4

phil

de toute façon,industriels et transformateurs se renvoient systématiquement la balle et ont le meme combat , avoir un prix du lait le plus bas possible et puis les actionnaires des uns doivent etre les actionnaires des autres.....et les pouvoirs publics ne font rien et ne disent rien au premier groupe privé qui ne respectent meme pas les contrats envers leurs producteurs ......on nous alignent sur les allemands quand le lait baisse mais quand c'est l'inverse il n'y a plus personne....

1584

@ jobi le prix du lait en europe est partout supérieur à la France donc il faudra bien que les gms mettent le prix!
@ pietin la critique est facile va donc faire un tour chez Auchan si le problème ne vient que de là!

pietin 113

ils vont chez carrefour et leclerc alors que c'est Auchan qui boycotte les produits laitiers,decidement,ces rigolos auront toujours un train de retard...

jobi

Il faudra surtout se garantir s'il y a augmentation du prix du lait payé à la production,que les GMS ne s'approvisionnent pas sur le marché européen,une augmentation de dizaines d'euros n'impacterait si peu le prix de vente au consomateur

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