« Aucune amélioration des marchés laitiers en vue », selon les industriels laitiers

« Aucune amélioration des marchés laitiers en vue », selon les industriels laitiers

L’industrie laitière n’est guère optimiste quant à une remontée potentielle des prix du lait. Elle appelle à plus de concertation avec les producteurs et réclame une augmentation significative du prix d’intervention au niveau européen.

« La valorisation du lait transformé en beurre-poudre reste très basse à 215 €/1000 litres. Le marché européen demeure en situation de surproduction et le rééquilibrage entre l’offre et la demande n’est pas amorcé », résume la Fédération nationale de l’industrie laitière (FNIL)  dans un communiqué.

Elle estime que « sans augmentation significative du  prix d’intervention  les décisions de l’Union Européenne ne permettent pas d’envisager un relèvement durable des cours des produits laitiers ». « Dans cette situation difficile, les producteurs de lait français ont reçu pendant l’été un prix nettement supérieur à leurs homologues européens : +20 à +35 €/1000 litres par rapport à l’Allemagne, l’Irlande ou les PaysBas », assure-t-elle.

Pour elle, cette situation est la preuve que le bilan de la dernière table ronde de juillet montre ses limites. Elle condamne notamment « les remises en cause incessantes par la distribution, des conventions passées avec les entreprises et les actions d’intimidation d’un syndicalisme qui devrait prendre clairement ses distances avec des méthodes d’une autre époque ».

Appel au dialogue

La FNIL demande que soit mieux pris en compte les nouvelles relations entre producteurs et entreprises, issues de la mise en place des contrats imposés par l'Europe et la loi française. "Ces relations entre les entreprises et les organisations de producteurs sont désormais le lieu pertinent de concertation et de négociation entre les parties contractantes."

Ainsi, la Fédération tient à souligner que la nouvelle table ronde, convoquée par le ministère de l’Agriculture ce jeudi 1er octobre, « ne saurait se substituer à ces  relations contractuelles mises en place en France ». « En revanche, en facilitant le dialogue entre les différents acteurs de la filière, cette table ronde pourrait être utile aux producteurs de lait qui bénéficieraient d’une revalorisation rendue possible par la distribution.», reconnait-elle.

Source FNIL

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Commentaires 1

szut

quand on construit des tours de séchage et qu on libère les quotas ce n est pas pour payer le lait 400 euros la tonne

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