Barrage de Sivens : Ségolène Royal réunit tous les acteurs

Barrage de Sivens : Ségolène Royal réunit tous les acteurs

Ségolène Royal prône une solution de compromis et exclut "le tout ou rien" sur le projet controversé du barrage de Sivens, quelques heures avant une réunion à Paris de tous les acteurs concernés -- défenseurs de l'environnement, représentants des agriculteurs, élus locaux.

La ministre doit recevoir à 18h à son ministère les élus locaux concernés, dont Martin Malvy, président PS de la Région et président de l'Agence de l'eau Adour-Garonne, et Thierry Carcenac, président PS du Conseil général, maître d'ouvrage du barrage.

Signe possible d'une accélération, sont aussi conviées les associations agricoles et de protection de l'environnement, qui devaient à l'origine être reçus "dans un second temps", en fin de semaine. Seront aussi présents les deux ingénieurs auteurs du rapport. La ministre doit s'exprimer devant la presse à l'issue de la rencontre.

Après une semaine de vives critiques sur la gestion de ce dossier par le gouvernement, François Hollande a estimé depuis Ottawa que cette "réunion de concertation sur la base d'une expertise" était "la bonne méthode".

Les discussions de mardi viseront d'abord à s'exprimer à propos d’un rapport d'experts commandité en septembre par son ministère, très critique à l'égard du projet.

Réduire le volume d'eau destiné à l'irrigation

Le rapport met notamment en évidence des besoins surestimés, une étude d'impact "de qualité très moyenne", "un financement fragile", le manque d'"analyse des solutions alternatives possibles".

Il recommande de poursuivre les travaux, trop avancés, mais préconise de réduire le volume d'eau destiné à l'irrigation classique pour le reporter sur d'autres usages (pour augmenter le débit réservé d'hiver, ou pour irriguer d'autres types d'exploitations...). Il préconise de plus que "le coût de fonctionnement soit porté par les usagers, les agriculteurs" et d'améliorer les zones humides recréées ailleurs.

Objet de nombreux recours en justice pour son coût et ses conséquences sur un écosystème fragile, le projet de barrage  - d’une taille relativement modeste par rapport à d'autres - est soutenu par le conseil général. Celui-ci juge cet ouvrage de 8,4 millions d'euros indispensable pour irriguer les terres agricoles et affirme qu'une autre zone humide sera recréée.

A la FNSEA, on se dit "prêts à discuter des modalités techniques car les experts disent qu'il y a quelques manquements, mais en aucun cas de la nécessité" de l'ouvrage. Dans un entretien au Parisien de mardi, Nicolas Hulot, envoyé spécial du président François Hollande pour la protection de la planète, se prononce pour l'abandon du barrage, "une question de bon sens" selon lui.

Du côté de France Nature Environnement, le réseau d'associations dont faisait partie le militant tué, on espère l'abandon pur et simple du projet, même si on n'attend pas forcément d'annonce dès mardi, selon son président Denez L'Hostis.

Lire   le rapport d'expertise remis au premier ministre

 

Source avec AFP

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