Bâtiments agricoles auvergnats : état des lieux, évaluation des besoins

CA 63 BOISSIER/ROCHE

Bâtiments agricoles auvergnats : état des lieux, évaluation des besoins
Maïté Poucheret étudiante à Veta Sup Agro, et Jean-François Ponsot responsable Pôle élevage à la Chambre régionale d’agriculture. « Tous ceux que nous avons sollicité ont répondu oui, quand on leur a signifié que cette enquête s’intéressait aux bâtiments. "

Un document issu d’un travail collégial (1), vient de dresser un état des lieux, ainsi qu’une évaluation des besoins en modernisation, du parc bâtiments auvergnats. Des portes ouvertes bâtiments se tiendront entre le 30 octobre et le 7 novembre 2013 dans le Puy-de-Dôme (lire programme en fichier joint).

Conclusions de l'enquête

Bâtiments agricoles auvergnats : état des lieux, évaluation des besoins

Elle est révélatrice des besoins en modernisation du parc bâtiment encore considérable,

La filière bovine lait est particulièrement ciblée,

Une nécessité importante en stockage de fourrage,

Des conditions de travail difficiles à l’origine des projets,

Une nécessité incontestable de soutien financier des porteurs de projets,

Des enjeux macroéconomiques d’évolution des filières et de développement territorial,

Une considération des enjeux sociaux à souligner.

Bâtiments agricoles auvergnats : état des lieux, évaluation des besoins

Etat des lieux

« Nous avons eu 2000 réponses d’éleveurs à notre questionnaire, qui ont permis de dresser un état des lieux du parc bâtiments en Auvergne. Ce qui n’avait pas été fait depuis 2008. » Maïté Poucheret de Veta Sup Agro, et Jean-François Ponsot responsable Pôle élevage à la Chambre régionale d’agriculture, évoquent la première partie de l’étude menée par cette étudiante, au sein du Corel (Comité d’Orientation Régional de l’Elevage Auvergne), qui a conduit en plus à établir une liste de projets.

Puis une deuxième approche a consisté à connaître les motivations des éleveurs vis-à-vis de la modernisation de leurs bâtiments. « Tous ceux que nous avons sollicité ont répondu oui, quand on leur a signifié que cette enquête s’intéressait aux bâtiments. » Un signe significatif des besoins en la matière.

(1) la Chambre d’agriculture d’Auvergne, les organismes professionnels agricoles, les groupements de producteurs et l’ensemble de la filière, le Conseil régional d’Auvergne, la DRAF.

Bâtiments agricoles auvergnats : état des lieux, évaluation des besoins

Enquête sur le terrain

Maïté a rendu visite à 30 agriculteurs, dont 8 dans le Puy-de-Dôme : élevages laitiers et allaitant, volailles, transformation fromagère. Parmi de nombreux résultats intéressants (2), on note que cette étude fait apparaître de gros besoins en élevage laitier : les bâtiments datent, il manque de salles de traite. L’agrandissement du cheptel induit des contraintes en temps de travail, de plus en plus importantes. Dans l’ensemble les éleveurs souhaitent pouvoir augmenter la capacité en fourrage, mieux valoriser l’herbe, mieux la stocker. On ressent leur inquiétude : « on risque de disparaître. »

On remarque également un intérêt pour les économies d’énergie, les énergies nouvelles.

(2) Une synthèse de l’Enquête est disponible auprès de la Chambre Régionale d’Agriculture JF Ponsot au 04 73 28 78 30 ou la chambre d’agriculture du Puy de Dôme T Roche au 04 73 44 45 73

Bâtiments agricoles auvergnats : état des lieux, évaluation des besoins

Le rôle des aides

« Le rôle des aides n’est pas uniquement matériel. En effet les éleveurs y voient un enjeu, susceptible d’entraîner une dynamique. A noter que beaucoup d’entre eux n’ont pas entendu parler des aides… »

Leurs attentes ? Qu’on vienne les voir individuellement. Et ils ont besoin d’informations et de conseils spécialisés.

Bâtiments agricoles auvergnats : état des lieux, évaluation des besoins

Une étape charnière

« Dans le contexte actuel les agriculteurs veulent avoir des projets, sinon ils abandonnent. » On constate d’après les réponses et les commentaires, que ce qui se fait à la ferme aujourd’hui, se révèle en décalage avec le public (par exemple les 35 h). « Les éleveurs ont le sentiment d’être à l’écart de la société. Cependant ils déclarent : on continue car on aime le métier ! A noter que des jeunes veulent reprendre même s’ils sont seuls. Ici on n’est pas dans l’économie pure. »

Point important de la conclusion de l’étude : le fait de passer par la modernisation des bâtiments permet aux éleveurs de s’ouvrir davantage vers l’extérieur.

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