Crise du lait: l'UE se donne jusqu'à juin pour évaluer ses mesures

Crise du lait: l'UE se donne jusqu'à juin pour évaluer ses mesures

Les 28 ministres de l'Agriculture de l'UE, réunis mardi à Amsterdam, se sont donnés jusqu'en juin pour évaluer l'efficacité des mesures destinées à redynamiser le marché du lait, affecté par une surproduction persistante.

"Nous allons faire le point sur la situation à la fin du mois de juin pour voir si les mesures fonctionnent. Si ce n'est pas le cas, nous verrons comment nous pouvons les améliorer", a observé le commissaire européen à l'Agriculture Phil Hogan, lors d'une conférence de presse, après deux journées de réunion informelle des ministres aux Pays-Bas. "Il n'y a pas toujours besoin d'argent pour améliorer la situation", a-t-il souligné, après avoir rappelé que Bruxelles avait pris 23 mesures depuis septembre pour soutenir les marchés agricoles en crise.

Mais malgré l'annonce mi-mars de la mise en oeuvre d'une réglementation permettant aux producteurs de lait de déroger aux règles de la concurrence et de limiter temporairement leur production, de façon concertée (dit article 222), la production de lait continue d'augmenter dans l'UE. "La production aujourd'hui dépasse largement l'offre, en 6 mois on aura atteint le doublement du plafond qu'on avait prévu au début de l'année", a regretté le ministre français Stéphane Le Foll à son arrivée mardi à Amsterdam.  

Augmentation de production 

M. Le Foll a indiqué que la France était diposée à appliquer l'article 222 mais seulement "à condition que les autres le fassent", ce qui n'est pas le cas actuellement. "C'est terrible", a estimé la ministre slovaque Gabriela Matecna lors de la visite lundi d'une ferme laitière dans la région d'Eindhoven, pointant du doigt l'augmentation de la production dans certains Etats membres, en particulier les Pays-Bas et l'Irlande.    En Slovaquie, un litre de lait en supermarché coûte désormais moins qu'un litre d'eau minérale, a-t-elle rapporté. Le nouveau ministre de l'Agriculture irlandais Michael Creed a défendu son pays en soulignant que la production ne représentait que 4% de celle de l'UE et 1% de la production mondiale.

"Nous sommes le seul Etat membre où la production a reculé un peu", a regretté le ministre portugais Capoulas Santos, ajoutant qu'il était favorable à des fonds de l'UE pour soutenir l'application de l'article 222, ainsi qu'à une réallocation des aides non dépensées de septembre 2015. Côté finances, Stéphane Le Foll a également fait part de son intention d'inciter la Commission à débloquer des fonds sur les budgets non exécutés.

Source avec AFP

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Commentaires 10

Gordianus

Ils vont y arriver à la détruire l'Europe. Leur politique suicidaire va couter encore plus cher aux états membres, ne rien rapporter aux consommateurs et faire crever les producteurs, seuls les industriels, distributeurs ou acheteurs etrangers y gagneront.. Mais en 2017 il ne faudra pas seulement menacer, il faudra dire clairement STOP l'Europe, stop aux 8 milliards annuels perdus par la France pour se faire imposer le détricotage de toute son économie!

safran 14

Combien encore de cessation et pire encore de suicides avant qu'ils ne se bougent !!!!!!

tom63

Ils sont ou les producteurs qui, lorsque je faisais la cessation laitière en 2010, me disaient que j'étais bête de quitter le navire car, en 2016, on pourrait produire tant qu'on veut!!!!!

1584

on nous dit juin mais pas de quelle année

fleur

1975 0,31 E le lires de lait
2016 0,26 E le litres de lait
tous vas bien nous dit Mr Hollande .je vous invite a lui envoyé vos factures

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