Des chargeurs télescopiques aux gabarits multiples

Michel Portier - Réussir Lait Mars 2012

Des chargeurs télescopiques aux gabarits multiples
1LE chargeur télescopique intervient quotidiennement sur une exploitation d’élevage. © M. Portier

L’automoteur de manutention se décline en plusieurs versions capables de répondre aux diverses contraintes des exploitations d’élevage. Engin de manutention de prédilection, il bénéficie d’évolutions qui accentuent ses performances et sa polyvalence.

Des chargeurs télescopiques aux gabarits multiples

Plus de 3000 télescopiques vendus en 2011• 2724 chargeurs télescopiques ont été immatriculés en 2011 (+ 24 % par rapport à 2010) auxquels s’ajoutent environ 10 à 20 % de télescopiques non immatriculés. La filière des agroéquipements estime ainsi le marché à plus de 3000 unités en 2011.

Le chargeur télescopique continue son irrésistible ascension en s’imposant comme l’engin à tout faire sur de nombreuses exploitations d’élevage. Face à la concurrence du tandem tracteur-chargeur, l’automoteur de manutention à bras télescopique joue la carte de la performance et du débit de chantier avec des capacités (charge et hauteur) de levage à la hausse. Il fait également la différence en termes de maniabilité et d’encombrement grâce à la multiplication des modèles compacts et ultracompacts.

Quatre catégories de télescopiques de 1,5 à 5 tonnes de capacité

En vingt ans, le gabarit des chargeurs télescopiques a largement évolué et s’est diversifié pour répondre aux contraintes de toutes les exploitations. Le marché du télescopique peut se segmenter en quatre catégories. Le cœur du marché, qui cible les moyennes et grosses exploitations d’élevage, correspond à des appareils de gabarit « standard » offrant une hauteur de levage de sept mètres et une capacité de trois à quatre tonnes. « Les utilisateurs de ces chariots télescopiques les plus vendus recherchent en priorité de la performance et de la polyvalence » précise Marc Julienne, chef produit chez Manitou. Pour répondre aux contraintes de gabarit liées aux bâtiments d’élevage, est apparue la catégorie des télescopiques « compacts ».

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Le petit télescopique est très à l’aise dans la cour de ferme et les bâtiments avec son rayon de braquage intérieur de 82 centimètres. © M. Portier

Émergence des modèles compacts

« Ces appareils conservent des équipements et des capacités assez proches des modèles standard. Ils se différencient surtout par leurs dimensions avec généralement une largeur de deux mètres et une hauteur de moins de 2,20 mètres », estime le spécialiste. Ils se contentent toutefois de capacités inférieures, en moyenne six mètres et moins de trois tonnes.
Pour les exploitations qui ont un besoin accru de compacité et qui réservent leur télescopique à la cour de ferme, la solution passe par les « ultracompacts ». Cette fois-ci, pas question de rechercher la performance, l’accent est mis sur les dimensions. Ce sont des engins ne dépassant pas 1,80 mètre de large et deux mètres de haut. Leur hauteur de levage se situe entre 5,50 et 6 mètres et la charge n’excède pas les 2,5 tonnes. Cas particuliers, les modèles « miniatures » de JCB et Weidemann lèvent 1,5 tonne à 4 mètres pour le premier et 1,2 tonne à 4,50 mètres pour le second.
Ces engins font plutôt concurrence aux valets de fermes articulés, avec pour avantage la hauteur de levage. À l’opposé, les télescopiques de grosse capacité (4 à 5 t et 8 m) commencent à faire leur apparition sur les grandes exploitations, les Cuma et les ETA. « Ce segment correspond à des utilisateurs qui souhaitent de la productivité avec une utilisation intensive et qui n’ont pas de contrainte d’espace », analyse Marc Julienne.

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