Des coopératives laitières tournées vers l’avenir

Anne Sophie LESAGE

Des coopératives laitières tournées vers l’avenir

Avec dans le viseur, la sortie des quotas laitiers en avril 2015, la Fédération Nationale des Coopératives Laitières a dressé lors de son assemblée générale, le panorama des stratégies mises en place par les coopératives pour se positionner sur les marchés. Un bilan déjà positif à l’export mais aussi une volonté de consolider le marché intérieur.

Avec l’émergence des classes moyennes dans les pays en développement, de nouvelles opportunités se présentent pour l’industrie laitière française. Les importations de poudres de lait par les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont atteint 110.000 tonnes début 2008 pour plafonner à 710.000 tonnes fin 2012. Les importations de fromages, sous la barre des 100.000 tonnes en 2000, dépassent les 400.000 tonnes depuis 2012. (Chiffres CNIEL/Comtrade)

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La volatilité : principal obstacle pour la production laitière

 

Des difficultés subsistent toutefois, en particulier la volatilité du prix des produits laitiers s’est accrue de manière importante comparé aux prix du lait régulé par la politique des quotas. La poudre de lait écrémé a connu des variations allant de 1.300 € à 4.200 € la tonne.

Pour Dominique Chargé, président de la FNCL, « l’un des nouveaux grands défis sera celui de la maîtrise de la volatilité qui va impacter l’ensemble des maillons de la chaîne laitière. Pour les producteurs, cela signifie redevenir entrepreneurs et piloter la gestion de leur exploitation ; pour chaque coopérative, c’est développer une stratégie gagnante, propre à ses produits et aux marchés pouvant être investis. »

Gagner des parts de marché à l’international ; c’est le défi que la France et ses concurrents se sont fixés. Qu’il s’agisse de la Nouvelle-Zélande, l’Australie, les Etats-Unis ou encore de certains Etats des Balkans, chacun va tenter de tirer son épingle du jeu pour s’assurer une position confortable sur les marchés.

 

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Commentaires 4

popeye80

Tout à fait dac avec toi ouioui. Le conso ne veut plus dépenser pour la bouffe car il a bien d'autres priorités. Mais de grâce, ne reprenons pas à notre compte cet argument qu'agitent sans cesse industriels et distributeurs. La matière première "lait" ne représente qu'une très faible part du prix payé par le consommateur, moins de 15% pour la plupart des desserts lactés, même moins de 10 pour les plus élaborés ou novateurs. Pour avoir un ordre d'idée, une hausse de 10% du prix du lait provoquerait une augmentation d'un pack de yaourt à 2,50E de 3 centimes!!! En fait rien d'insurmontable à absorber pour l'industriel et encore moins pour la distribution.
Autre éclairage. L'avance de trésorerie de 25 E consentie au éleveur l'an dernier, si elle était répercutée jusqu'au client final aurait grévé le budget du consommateur de 1E par mois d'après la consommation moyenne de produits laitiers. Quant on voit le paquet de clop à 6E!!!

oui-oui

enfin a part conquerir des marchés , quel autre developpement pour le lait industriel, les coops et autres ont tres bien compris que les consommateurs ne veulent pas payer le prix du lait , les années 80-90 ont laissés s'impregner chez les français , qu'il y aurait toujours plus d'acqui sociaux , moins de travail et plus de loisirs, que le petrole serait pas cher , que l'electricité ne serait pas chere que la nourriture serait donnée ... et aujourd'hui on se retrouve dans une situation ou les energies ont fortement augmentées et le consommateur cherchent toujours le moins cher quitte a se tirer une balle dans le pied et finir d'aneantir l'industrie en france et donc les emplois grace auxquels ils vivent et peuvent acheter des smartphone americain fabriqué en chine, des vacances a s'entassé à la grande motte , un pavillon degueulasse qui balafre les ampagnes ou tout le monde finit planqué derriere sa ahie de thuyas .....bref quoisqu'il arrive le combat est perdu d'avance

popeye80

Bien sûr que le prix du lait, au regard du prix de la poudre, devrait être beaucoup plus élevé qu'il ne l'est. Les industriels, coop ou privé freinent des quatre fers pour s'en garder sous le pied, c'est évident. Conquérir des marchés, c'est développer des volumes, améliorer la rentabilité industrielle mais pour l'éleveur cela ne sert à rien si le prix n'est pas au rendez vous car, il n'y a pas d'économie d'échelle en production laitière. Plus de production, c'est plus de boulot, plus d'investissements donc de risque, plus de tracas et de contraintes et au final, pas plus de revenu disponible pour l'éleveur. Il faudrait que les coop intégre le facteur prix comme une priorité absolue plutôt que de miser sur le développement des volumes car c'est le seul critère qui va réellement dans le sens des éleveurs. N'est ce pas le rôle d'une coop, à la base....

gloria

vous écrivez que le prix de la poudre de lait et le beurre ont sérieusement augmenter depuis 2008,pourquoi le prix paye aux producteurs a baissé;01 2008:384€/1000L 02 2008:374€/1000L 01 2014:370€/1000L 02 2014:360€/1000L.les coopératives laitières ont des projets mais ou iront ils chercher le lait les producteurs arrettent un appré l'autre.

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