Elevage : des conseils pour optimiser la production

Christian Fournier

Elevage : des conseils pour optimiser la production
Yves et Jérémy Soule avec Hervé Baguet, un travail qui nécessite une totale collaboration.

Témoignage du Gaec des Tuyas dorés à Chausse de Saint-Poncy, en amont jeudi 20 mars de la journée du Conseil en élevage.

Ils étaient déjà attentifs à manœuvrer les bons leviers pour optimiser leur production mais, après mûre réflexion, ils ont estimé qu’ils avaient besoin des lumières de spécialistes pour “suivre au plus près la production et aussi les coûts économiques. Nous nous posions depuis un an la question de bénéficier d’un suivi”, avance Jérémy. Hervé Baguet, leur conseiller, est depuis attaché à leur exploitation. Calcul des lactations, du potentiel de chaque animal tant sur le plan quantitatif que qualitatif… Ainsi, les associés connaissent mieux leur cheptel pour lequel ils ont opté pour le système AT 10 : “Traites alternées un mois sur deux le matin, puis le soir, et dix contrôles sur l’année. Le suivi de la quantité et de la qualité du lait est effectué vache par vache. TP, TB, cellules… Tout est noté et les résultats envoyés régulièrement aux éleveurs.”

Rationaliser l’élevage au maximum

“Ils peuvent dès lors trier leurs animaux en fonction de la qualité du lait”, une détection qui leur permet à coup sûr et le plus rapidement possible d’isoler tout animal douteux, d’exclure du tank sa production et de préserver d’autant un prix du lait fonction de la qualité. “Pour chaque vache, ajoute leur technicien conseil en élevage, je calcule les lactations, les dates de vêlage pratiqué toute l’année (un veau par vache et par an dans ce cas), les écarts vêlage-vêlage, le tarissement, les inséminations. Autant de données qui permettent de prévoir et de conduire le troupeau de façon très précise.” En fin d’année, c’est le bilan : “Quelles sont les marges de progrès ? L’objectif est d’améliorer le revenu sans surcharge de travail et donc, qu’ils soient le plus autonomes possible avec le meilleur prix du lait”, confie-t-il. Dans cette optique, le calcul du coût alimentaire est incontournable. Les analyses de fourrages permettent d’établir la ration de base et d’assurer l’équilibre avec des concentrés, selon un plan de complémentation appliqué individuellement à chaque animal. Coût, pour le Gaec, entre 60 et 80 € en hiver, entre 7 et 12 € en été. Les exploitants fabriquent tous les jours leur propre aliment, évolutif en fonction de la ration, ce qui autorise, estiment-ils, “un gain de 50 € à la tonne par rapport à un produit acheté”. Quant au pâturage tournant, qu’ils pratiquent, “il nous offre une herbe la plus riche possible”, indique Jérémy. “Meilleure est la valeur du fourrage, meilleure est la ration de base et donc moins on utilise de concentré et meilleure est donc la marge”, résume le conseiller. À cela s’ajoute l’amélioration de la génétique (IA à 90 %). Résultat : “500 litres de lait de plus par vache et par an”, et “il y a encore moyen d’augmenter la production”, estime Hervé Baguet.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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