En Irlande, produire du lait bio en s'affranchissant d'un transformateur unique

Costie Pruilh - Réussir Lait Mai 2013

En Irlande, produire du lait bio en s'affranchissant d'un transformateur unique
La gamme de produits de la ferme de Ralph. © V. Millet-Ceta35-Avenir Bio

L’Irlande ne compte qu’un seul acheteur/transformateur de lait bio, Glenisk, ce qui n’est pas sans poser problème aux éleveurs. Une dizaine d'éleveurs bio de la Fédération des Ceta d'Ille-et-Vilaine en voyage d'études en Irlande observent. « La production laitière irlandaise suit le rythme de l’herbe, et est donc très saisonnée. Fabriquant des produits frais, Glenisk veut du lait toute l’année. Pendant le pic de production, le transformateur passe du lait en conventionnel. Inversement, pour avoir du lait d’hiver, Glenisk paye 560 euros pour 1000 litres de novembre à mars (360 euros à la belle saison). Les producteurs considèrent que ce n’est pas viable, car il faut produire davantage de fourrage conservé ou en acheter, acheter des céréales très coûteuses (500 €/t), et financer du logement en bâtiment (épandage, 150 €/t de paille...), sans compter les heures de travail supplémentaires. La plupart ont donc arrêté de produire du lait d’hiver. »
Pour prendre leur destin en main, Ralph, éleveur bio irlandais,  et son fils, (sur une exploitation de 80 vaches pour 450 000 litres) ont investi dans un atelier de transformation d’une capacité de production de 200 tonnes par an.

Transformation à la ferme

« L’idée est de valoriser le lait d’autres éleveurs en bio. Au cours de notre séjour, ils venaient d’acquérir un camion de collecte. Pour l’instant, une dizaine de producteurs sont intéressés par le projet. Ils y croient. Ils exportent un peu partout où il y a une diaspora irlandaise et britannique. »

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