Exploitations laitières : 10% des veaux ne dépassent pas l’âge de 6 mois

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Exploitations laitières  : 10% des veaux ne dépassent pas l’âge de 6 mois

Comment mettre toutes les chances de son côté pour avoir des veaux laitiers en bonne santé, et réduire ainsi la consommation d’antibiotiques ? C’est à ces questions que répondent les spécialistes de l’Institut de l’Élevage et du GDS.

 

Le constat est sévère : près de 10% des veaux ne dépassent pas l’âge de 6 mois dans les élevages de moins de 50 vaches laitières et ce chiffre grimpe à 20% pour les très gros troupeaux de plus de 200 vaches. Des chiffres inquiétants, dévoilés au Space 2014, qui ressortent des études récentes réalisées en région Bretagne ou dans le département du Calvados.

« Et ces moyennes cachent de très grosses disparités avec certains élevages qui frisent l’exemplarité avec moins de 5% de mortalité et d’autres qui  se retrouvent systématiquement au dessus de 30%, voire 50% », explique Jacques Capdeville à l’Institut de l’Élevage.  Dans les élevages les plus touchés, les causes de mortalité sont en majorité liées à des diarrhées, suivies par des problèmes pulmonaires.  Des pathologies le plus souvent favorisées par de mauvaises conditions de logement ou une mauvaise ambiance de la nurserie.

Pas de doute, les problèmes sanitaires chez les veaux laitiers sont donc bien une réalité et leur incidence sur l’économie des exploitations à tendance à croître au fur et à mesure que les exploitations grandissent.  Qui plus est, les difficultés rencontrées sur les jeunes génisses sont responsables de retards de croissances qui, bien souvent, ne se rattrapent  jamais. « Outre les frais vétérinaires, dans certains cas extrêmes le renouvellement du troupeau n’est pas assuré » explique Jacques Capdeville.

Soigner les conditions d’élevage

des veaux laitiers en bonne santé

Pour pallier ce problème, l’Institut de l’Élevage a décidé de prendre le taureau par les cornes et vient de publier une plaquette intitulée : « des veaux laitiers en bonne santé » (voir pièce jointe).  

Car des solutions existent, elles passent avant tout  par des bonnes pratiques d’élevage pour donner, avant la naissance, toutes ses chances aux futurs veaux. La taille et l’ambiance (température, humidité, ventilation, qualité de l’air) de la nurserie ou de la pouponnière sont également des éléments clefs dans la chute de la mortalité.  

Quoi qu’il en soit, en cas de pathologie, « il faut éviter l’automédication et s’appuyer sur les conseils de son vétérinaire », explique Jean-François Rouland, Vétérinaire conseil du GDS 14. En cas de diarrhées par exemple, il faut d’abord privilégier la réhydratation et éviter le recours systématique aux antibiotiques. Face aux  maladies respiratoires, il est essentiel d’agir rapidement. Là encore, un traitement rapide, conseillé par le vétérinaire, permettra de limiter l’utilisation des antibiotiques pas toujours efficaces pour soigner ces pathologies.

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Commentaires 3

COMPTE263

tout a fait d'accord avec vous la valeur d'un veau pour qui? au lieu de perdre son temps à faire des statistiques sur le taux de mortalité des veaux étudiez donc le taux de découragement des éleveurs laitiers messieurs les spécialistes de l'institut de l'élevage

pietin 113

avec des veaux male a 50e a15 jours moi je n'utilise pas d'antibios;advienne que pourra...

eleveur 61

la valeur d'un veau pour qui?L'éleveur qui a un veau male vendu 40 a50€ voir moins cout insemination déclaration alimentation pendant 14jrs minimun dans bien des situations l'éleveur ne perd pas d'argent si le veau bois la tasse à la naissance car si il faut payer des frais véterinaires c'est la faillite.

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