Ferme des "Mille vaches" : la justice rejette la demande de suspension du permis de construire

   Ferme des "Mille vaches" : la justice rejette la demande de suspension du permis de construire

Le tribunal administratif d'Amiens a rejeté mercredi la demande des opposants à la ferme géante "des Mille Vaches" de suspendre son permis de construire délivré l'an dernier, selon une ordonnance dont l'AFP a obtenu copie.

Le 17 février, la Confédération paysanne, l'association d'opposants locaux Novissen et les associations MNLE, L214 et Picardie Nature avaient demandé en référé la suspension du permis de construire de la ferme, située près d'Abbeville, dans la Somme, invoquant des "irrégularités manifestes et nombreuses", pour la plupart des points techniques.

"C'est une déception, car on pense qu'on avait des moyens sérieux" d'obtenir la suspension du permis, délivré en mars 2013, a réagi Me Grégoire Frison, l'avocat des opposants. Ceux-ci envisagent désormais un recours devant le Conseil d'Etat pour empêcher les travaux d'aller à leur terme, a ajouté l'avocat. "Une fois que c'est bâti, il n'y a jamais de démolition", a ajouté l'avocat.

Dans un communiqué, la Confédération paysanne a dénoncé une "justice à deux vitesses au bénéfice de Michel Ramery (industriel et promoteur du projet, ndlr) et de ses mille vaches".

La décision du tribunal administratif "confirme, comme on pouvait le redouter, que construire une usine démesurée pour y entasser des centaines d'animaux afin d'en tirer un bénéfice financier est bel et bien légal", notent pour leur part EELV Picardie et les eurodéputés José Bové et Karima Delli dans un communiqué.

Un arrêté préfectoral a limité à 500 le nombre de vaches laitières sur le site, tant que la surface d'épandage des boues résiduelles ne serait pas suffisante. Mais les opposants, qui dénoncent une "agriculture qui fera disparaître les paysans", estiment que les dimensions de la ferme, et du méthaniseur qui y est associé, n'ont pas été changées et qu'il s'agira à terme d'une ferme de 1.000 vaches (1.750 bovins au total avec les génisses).

Source AFP

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Commentaires 9

dob

@MANOIR 884. La création d'emploi n'a jamais été l'objectif de l'économie libérale. Il faut maintenir un niveau de chômage suffisant pour permettre de garder une pression sur le travailleur.
L'industrialisation du secteur primaire n'amène que le transfert d'emploi et de plus-value vers les secteurs secondaires et tertiaires.

bravo

l'agriculture non l'industrialisation a outrance de l'agriculture plutôt a gagné. Bravo la gauche . Fiates que des fermes de 500 ou 1000 vaches , debarassez 70 % des éleveurs et vs aurez une campagne abandonnée, sans vie ni services, polluée, puante à 3 kms à la ronde. Quelle belle campagne vous nous préparez... continuez ainsi jusqu'a tuer tous les paysans , les vrais qui avaient une passion, une culture et des valeurs.

popeye80

Pour info, M Ramery n'est pas seul dans ce projet qui prévoit le regroupement d'éleveurs locaux. Si le projet n'aboutie pas, beaucoup de ces élevages disparaitront: Faute de pouvoir se regrouper, les gens arrêteront le lait comme beaucoup dans notre région où prédominent les grandes cultures. Donc il n'est pas exact de dire que ce type de projet fait disparaitre des élevages. Il permet aussi de maintenir une production laitière sur bon nombre de ferme en mutualisant les investissements et surtout en limitant les contraintes liées à cette production.

agriccool

Bonsoir, Mr Ramery a le droit d'avoir un projet, si on lui donne l'autorisation d'exploiter, permis..., il continue ça route. Il faut s'en prendre aux personnes qui donnent les autorisations, lorsqu'on adhère pas à de tel projet. Mais la division du monde agricole entre production et même au sein de la même production fait le bonheur de tous ceux qui gravitent autour du monde agricole. Vous travaillez 70 heures par semaine toutes l'année pour un smic amélioré, est ce normal? ne faut t il pas diminuer les charges? en les diluant?

valt120

Il y a erreur, ce n'est pas la laiterie voisine que Mr Ramery va fournir, mais le marcher spot.
Il a de gros moyens que nous n'avons pas sur nos structures encore familiales (en ce qui me concerne), et avec les volumes en jeux il n'a pas besoin de se rattacher à une laiterie, il vendra son lait aux plus offrant. Voilà comment torpiller le modèle de l'agriculture familiale Français. A ce rythme là, demain les fermes ne nous appartiendrons plus, car plus rentables, (ou trop chères en reprise) mais de gros financiers les rachèterons.

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