Fin des quotas : Des producteurs proposent un système de bonus/malus en cas de crise

Fin des quotas : Des producteurs proposent un système de bonus/malus en cas de crise

Les producteurs de l'European Milk Board (EMB), très inquiets de la fin des quotas laitiers en avril 2015, proposent une solution, un bonus/malus, pour réguler le marché en cas de crise et se disent prêts à descendre dans la rue pour se faire entendre.

"Le marché est saturé, les prix diminuent, s'effondrent", a expliqué le président de l'EMB, l'Allemand Romuald Schaber, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de l'assemblée générale à Saint-Brice-en-Coglès (Ille-et-Vilaine) de l'association qui revendique 100.000 membres dans 14 pays européens représentés.

L'EMB veut créer au niveau européen un "programme de responsabilisation du marché". "La clé, c'est que l'offre soit adaptée à la demande et, si nous ne parvenons pas à le faire, nous allons foncer dans le ravin", a assuré M. Schaber.

Le programme proposé par l'EMB s'appuie sur une agence de surveillance du marché européen du lait capable d'alerter rapidement en cas de crise. Et dans ce cas s'appliquerait un système de bonus/malus: "si le producteur augmente quand-même sa production, il a une pénalité, s'il la baisse, il a une prime", explique M. Schaber, et ce, pour une durée pouvant aller jusqu'à six mois.

Des prix en chute libre

"C'est un système de gestion de crise, pas un système de quotas", a assuré Paul de Montvalon, membre français du comité de direction. "Si on n'a pas d'instrument pour lutter contre la crise, l'avenir va être catastrophique", a assuré la vice-présidente néerlandaise de l'EMB, Sieta van Keimpema.

Les membres du comité directeur ont fait état des prix en chute libre dans leurs pays respectifs. Un phénomène aggravé par l'embargo russe sur les produits laitiers européens, alors que la fin des quotas est annoncée pour le 1er avril 2015, ouvrant la voie à une libéralisation sans aucun contrôle des volumes produits.

Face à cette crise, "les organisations de producteurs ne pourront rien faire", souligne M. de Montvalon, "il faut absolument que l'on régule les volumes".

Les producteurs espèrent que leur idée sera retenue par Bruxelles, mais, dans le cas contraire, "on va être obligés de revenir faire des manifestations. On ne va pas se laisser faire", a prévenu le membre belge du comité directeur, Erwin Schöpges. "On a déjà planifié le programme des manifestations", dont une première le 11 décembre à Bruxelles, "et au fur et à mesure, on va augmenter la pression", a-t-il ajouté.

Source AFP

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Commentaires 5

papillon42

J'ai vraiment l'impression que certain sont de mauvaise foi. La FNPL prone depuis 2005 pour que en parallèle de la contractualisation se mette en place des outils de régulation. Alors on n'y appel comme on veut, on donne la paternité de l'idée a qui bon vous semble mais quand tout le monde est d'accord sur le fond ce n'est pas utile de faire des guerres de clocher!!!!!

jesus

bonus /malus par rapport a quoi? il faut avoir une reference de base c'st a dire un contrat (on ne peut plus parler de quotat )cela fait un moment que les fd veulent mettre queque chose en place pourquoi vous ne les aidez pas ??

skippy

Salut Piétin 113, je pensais à la fédé avant de voir que toi aussi. Effectivement, si là on a pas une unité syndicale, alors les pouvoirs publics et les grandes surfaces sauront qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Alors ils ont plutôt intérêt à suivre sinon ça va encore gueuler!

oulala

...qui gagne a ce jeu là , je ne sais pas mais qui perd ça je le sais , nous produisons une ressource vitale , et on nous paie comme s'il s'agissait d'un déchet et encore avec les methaniseurs bientôt les déchets auront une plus grande valeur....stop... tu brides la production avec une instance de producteur , tu réclames des mesures de protection écologique sur les importations ( une taxation) si ca ne vas pas tu bloques , si des éleveurs veulent la jouer solo tu démontes leur ferme

pietin 113

Suspens:la fédé va t'elle une fois de plus tenter d'enrayer les bonnes initiatives...

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