Fin des quotas laitiers : la « Conf » veut que les éleveurs gardent la main sur les volumes

Fin des quotas laitiers : la « Conf » veut que les éleveurs gardent la main sur les volumes

La Confédération paysanne réclame à Bruxelles un système de gestion préventif des volumes de production de lait, pour éviter des crises ravageuses après la fin des quotas en avril prochain.

"Il nous faut un outil de prévention, de gestion dynamique de la production (...). Quand un industriel annonce une baisse de prix, il faut inciter les producteurs à produire moins par un système de pénalités", a expliqué mercredi lors d'un point de presse Yves Sauvaget, de la commission lait du syndicat et éleveur dans la Manche.

Le syndicat demande au ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll de soutenir cette demande auprès de la Commission européenne.

"Le quota, c'est un CDI pour l'éleveur. Avec la contractualisation, il part sur un CDD et ce sont les industriels qui auront les mains sur les contrats. On risque d'avoir des arrêts de collecte pour équilibrer le marché", redoute Laurent Leray, secrétaire national de la confédération et éleveur dans l'Orne.

De plus, alors que le marché était porteur, il a commencé à baisser depuis le début de l'année car l'offre est abondante partout dans le monde et la Chine a beaucoup stocké. Et l'embargo russe, qui crée une situation de surproduction, a amplifié ce retournement depuis l'été. Il ne pouvait y avoir pire configuration pour une fin de quotas et le prix du lait payé aux éleveurs devrait logiquement baisser en début d'année prochaine, car il y a toujours un décalage entre le marché et la répercussion aux agriculteurs.

Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat, craint une crise "pire" que celle de 2009, surtout si le prix du lait passe sous la barre des 300 euros/1.000 litres, "une barre psychologique et économique" selon lui.

 

Source AFP

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Commentaires 10

eleveurcorrezien

et pourtant je suis pro-européen et parmi les plus convaincus
je pense que c'est à nous de nous adapter, et il faut niveler par le bas pour arriver au niveau de nos pays voisins, en commençant par la baisse des charges et être moins attractif sur le plan des aides sociales...
tu verras, on sera compétitifs et le chômage baissera...
et c'est un corrézien qui dit ça, c'est drôle non?

phil

ce sera sans doute pire qu'en 2009 puisque les charges ont augmenter de 35 euros les mille litre....c'est pas bruno lemaire qui voulait qu'il y ait des contrats entre producteurs et industriels pour soit disant protéger les producteurs .....on en est loin.....

dob

@ eleveurcorrezien
Tu pointes du doigt le problème : la libre circulation des marchandise.
Elle empêche toute politique autonome de régulation des productions.
Elle empêche toute politique tout court.

youpala

@moi , oui il faut investir pour faire tourner le commerce c'est vrai mais la croissance est elle infinie, puisqu'il faut investir toujours plus

moi

À lucho, je suis bien d accord. Mais il faut investir pour faire tourner le commerce ...

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