Fin des quotas laitiers : une situation "inquiétante" pour la Confédération paysanne

Fin des quotas laitiers : une situation "inquiétante" pour la Confédération paysanne

La Confédération paysanne estime que la situation des éleveurs est "inquiétante" à l'approche de la fin des quotas européens sur le lait et demande des mesures européennes de gestion des volumes produits.

"La situation est inquiétante, même si on avait depuis longtemps des signaux qui prédisaient la concentration de la production et l'abandon de la production sur certains territoires", explique son représentant Josian Palach, lors des voeux à la presse de l'ancien syndicat de José Bové.

Le syndicat redoute que ces phénomènes ne s'accentuent à partir du 31 mars, date à laquelle sera abandonné le système des quotas qui plafonnait depuis 1986 la production laitière européenne.

Face à la hausse attendue de la production, et surtout à la baisse des prix qui devrait s'ensuivre, "les Chinois sont censés être les sauveurs, mais les débouchés restent encore assez faibles", estime M. Palach.

Des prix à la baisse

"Les producteurs vont payer les pots cassés par une baisse des prix très forte", ajoute-t-il. La forte demande chinoise pour le lait a ralenti ces derniers mois en raison des stocks importants constitués par Pékin. Les prix ont donc baissé, un mouvement amplifié par une offre mondiale abondante et par l'embargo russe, qui crée une situation de surproduction.

Face à cette situation, la Confédération paysanne demande des mesures européennes de gestion des volumes. "Il faut établir des critères pour mettre en oeuvre une gestion contraignante sur les volumes quand on arrive sur une situation de crise", explique M. Palach.

Le syndicat craint également que la fin des quotas ne favorise le développement de fermes géantes. Selon lui, huit fermes de plus de 250 vaches existent déjà en France, y compris la très controversée ferme dite "des 1.000 vaches" en Picardie.

Source AFP

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Commentaires 2

agri29

Si je comprends bien "eleveur 61" une exploitation de moins de 50 VL ne sera plus viable à cause des normes environnementales et autres. Si on regarde le revenu/UTH des exploitations, les petites exploitations s'en sortent aussi bien que les grandes. Ce qui fait la différence, c'est le coût de revient du litre de lait produit. Avec la fluctuation prévisible du prix du lait après la libération des quotas, ceux qui s'en sortiront auront des coûts alimentaires les plus bas possibles avec une bonne maîtrise des charges fixes et ce quelle que soit la taille de l'exploitation.

eleveur 61

C'est la suite logique de la politique menée,les exploitations de moins au minimun 50vl ne pourront pas suivre les normes exgigées les écolos et burocrates les ont condannées a disparaitre la conféderation paysanne a sa part de responsabilité.

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