Génétique : Le génotypage « low cost » en élevage est peu probable

Franck Mechekour

C'est annoncé depuis plusieurs semaines. Début 2011, vous pourrez faire génotyper les femelles de votre élevage. À la mi-décembre, plusieurs points restaient cependant à régler avant de proposer ce service en élevage.
À commencer par le type de puce ADN qui sera commercialisée pour le génotypage. La puce standard utilisée pour le génotypage des taureaux est une puce à 54 000 SNP (marqueurs). Il en existe une autre sur le marché à seulement 3000 marqueurs. Les Pays-Bas proposent du génotypage en élevage avec la puce 3000 SNP pour 55 €. Cette puce « low cost » coûte environ deux fois moins cher que la puce 54 000 SNP, mais elle est aussi moins fiable. « Les Canadiens viennent de remettre en cause la publication officielle d'index issus de génotypage avec des puces à 3000 SNP pour des raisons de fiabilité », souligne Jean-Yves Dréau, responsable création génétique d'Amélis. Autre limite, cette puce n'est utilisable qu'en race Prim'Holstein. Le choix final de Valogène, la société détentrice de la licence d'exploitation exclusive de la sélection génomique en France, aura un impact sur le volume des achats et donc sur le tarif des puces. A priori, on s'orienterait plutôt vers l'utilisation d'une puce à 54 000 SNP. Valogène a lancé une étude de marché.
La dégressivité du tarif d'achat en fonction de la quantité ne doit pas occulter une autre réalité : un stock de puces inutilisées peut aussi coûter très cher.
Une chose est sûre. Pour faire génotyper vos femelles, vous pourrez faire appel soit à votre coopérative d'insémination, à votre organisme de conseil en élevage (ex-contrôle laitier), ou passer commande directement à l'Unceia ou Valogène.

Source Réussir Lait Janvier 2011

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires