Génétique : Un intervalle vêlage-vêlage supérieur à 400 jours coûte cher

Franck Mechekour

L'objectif d'un veau par vache et par an s'avère souvent peu réaliste, surtout dans les troupeaux à haut niveau de production. Mais les dérapages peuvent coûter cher. Haut niveau de production, problème de fertilité… de nombreux facteurs contribuent à l'allongement de l'intervalle vêlage-vêlage (IVV) dans les troupeaux laitiers notamment de race Holstein. Or, d'un point de vue économique, l'optimum se situe « entre 380 et 400 jours », a souligné Dominique Bouchut, chef de produits ruminants de BNA nutrition animale, lors de son intervention à la quatrième Journée technique Ruminants(1). « Lorsque l'on augmente l'IVV, on augmente la proportion de jours avec une faible productivité (fin de lactation) au dépend des jours très productifs (pic de lactation). Et au-delà de 400 jours, la chute de production est très marquée. » Et de préciser : « Plus le niveau de production des vaches
est élevé, plus la perte de production est importante. »

L'objectif d'un veau par vache et par an s'avère souvent peu réaliste. (S. Roupnel)

L'objectif d'un veau par vache et par an s'avère souvent peu réaliste. (S. Roupnel)

Plus de 40 % des vaches ne font pas de troisième lactation

Dominique Bouchut a également insisté sur l'impact économique de la gestion du renouvellement du troupeau. Une proportion trop élevée de primipares dans le troupeau pénalise le résultat parce que ces animaux sont moins productifs.
Par ailleurs, « avec une longévité de seulement 2,60 lactations par vache (moyenne au contrôle laitier en 2009), cela veut dire que 40 % des vaches n'iront jamais en troisième lactation et n'atteindront donc pas le stade où leur potentiel de production est le plus élevé ».
Au final, avec deux cycles de retard (environ 42 jours) et un taux de réforme augmenté de 5 % à cause de problèmes de fertilité, la perte économique « s'élève à 19 euros pour 1000 litres dans le cas d'un troupeau à 8500 kg de lait ».
Ce calcul tient notamment compte de la baisse de production laitière, du surcoût lié aux inséminations supplémentaires…

(1) Colloque organisé le 24 mars par BNA nutrition animale.

Source Réussir Lait Mai 2011

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