Industrie des aliments du bétail : Les fabricants d'aliments mutualisent leurs efforts sur la qualité

Emeline Bignon

Regroupés au sein d'Oqualim, les fabricants d'aliments composés développent un plan collectif d'autocontrôles des matières premières.

Créée par Coop de France Nutrition animale et le Syndicat national de l'industrie de la nutrition animale en avril 2008, l'association Oqualim vise à améliorer la sécurité sanitaire des aliments. « Cette
initiative est née de la nécessité de structurer un ensemble de démarches éparses mises en oeuvre par la profession sur la qualité et la sécurité sanitaire pour en accroître la cohérence et l'efficacité, avance Valérie Bris, de Coop de France Nutrition animale. À travers Oqualim, les fabricants d'aliments unissent leurs efforts pour répondre à cet enjeu. »

Ce label doit prochainement apparaître sur les étiquettes et les factures des fabricants impliqués dans cette démarche collective. (DR)

Ce label doit prochainement apparaître sur les étiquettes et les factures des fabricants impliqués dans cette démarche collective. (DR)

Une meilleure approche des risques et une optimisation des coûts

L'association abrite en fait deux démarches spécifiques. La première couvre le système de certification des usines de fabrication d'aliments composés par tierce partie. À ce jour, près du tiers des usines françaises, représentant plus de 40 % de la production, sont certifiées conformes au guide des bonnes pratiques de la fabrication des aliments composés. « L'objectif est de remplacer toute une succession d'audits réalisés en usines, souvent redondants et coûteux, par un seul audit référent annuel répondant à toutes les exigences « process » des divers cahiers des charges. »
La seconde démarche concerne la mutualisation des contrôles afin d'améliorer la surveillance de la qualité des aliments. Quel est le bilan de la première année de fonctionnement ? En 2009, 52 entreprises, soit la moitié des usines françaises, représentant 70 % de la production, ont participé à ce plan collectif d'autocontrôle des matières premières des aliments.

Les résultats d'analyses des uns bénéficient aussi aux autres

Plus de 4000 analyses ont été réalisées. « Aucun produit n'a été signalé non conforme, et moins de 3 % font l'objet d'une vigilance, affirme Valérie Bris. Cela signifie qu'ils affichent une contamination inférieure au seuil réglementaire mais supérieure au deux tiers de ce seuil. » En 2010, en plus des matières premières, des analyses porteront également sur les aliments composés, notamment au niveau de la teneur en aflatoxines dans les formules destinées aux bovins.

Source Réussir Lait Juin 2010

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