L’embargo russe fait chuter les cours de la poudre de lait

S C

L’embargo russe fait chuter les cours de la poudre de lait
le prix de la tonne de poudre de lait a chuté de plus de 15% en un mois.

Les restrictions russes commencent à se faire sentir sur les marchés laitiers du fait d’un ralentissement des exportations de fromage. Une baisse qui déstabilise toute la filière, alors qu'elle se prépare de surcroît à affronter l'an prochain la fin de son régime de quotas.

Avant l'embargo, les pays de l'Union européenne exportaient plus de 250.000 tonnes de fromage de type Edam vers la Russie. Une partie du lait qui servait à la fabrication de ces fromages a été détournée vers des denrées qui se conservent mieux comme la poudre de lait ou le beurre, explique Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques à l'Atla, association française de la transformation laitière.

Résultat: les cours s'effondrent. En France, la tonne de poudre de lait écrémé se vend 2.400 euros, contre 2.880 début août et celle de beurre 3.260 euros, contre 3.600 euros il y a un mois.  Pour l'instant, le prix du lait payé à l'éleveur n'a pas bougé car il faut trois mois environ pour que les variations des prix des produits laitiers transformés se fassent sentir sur celui de la matière première.

La situation risque d'empirer avec la fin du système de quotas en Europe, en avril 2015. Dans cette perspective, l'European Milk Board, qui représente les petits producteurs allemands, réclame une réduction volontaire de la production. La fédération des agriculteurs allemands DBV demande elle à son gouvernement et à la Commission européenne "d'accompagner une diversification des marchés à l'export".

Mais certains syndicats accusent  la grande distribution qui, selon eux, profiterait  de la situation pour tirer encore plus les prix vers le bas: le groupe allemand Aldi vient d'annoncer qu'il baissait le prix de la plaque de beurre de 99 à 85 centimes d'euro.

"Cet embargo ne doit pas servir de mauvais prétexte à l'aval de la filière", explique de son côté  la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) qui prévient que les éleveurs français ne sont pas prêts à payer seuls la facture de l'embargo russe sur les produits laitiers et appellent transformateurs et distributeurs à la responsabilité.

 

Source avec AFP

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Commentaires 11

desiderata

@geo
personne dans les commentairesne parle de soldat indestructible mais mettent logiquement en avant les atouts russes, par rapport a nombre de commentaire qui neglige grandement la puissance russe
l'inflation a 7% est un probleme dans un pays a croissance faible, mais pas dans un pays qui a connu de fortes croissance sur plusieurs années de suite precedemment , ce sera un probleme si cela dure longtemps ce qui ne sera pas le cas
ensuite tout depend des produits entrant en compte dans le calcul de l'inflation est ce une norme internationale .... parce qu'en france on nous a rabaché que l'inflation etait faible depuis des années , mais des que l'on isole les depenses contraintes , energie , nourriture , qui ont fortement augmentés et les depenses non contraintes par exemple l'electronique les ordi , et tout ce qui est produit en chine ou corée ca a baissé, ce qui en fonction des criteres retenus fait une inflation faible mais dans la vrai erealité l'inflation a été importante ,
ensuite si sur les criteres energetique la russie a aussi augmenté les benefices des monopoles naturels sur l'energie , ils peuvent a tout moment agir dessus , puisqu c'est produit chez eux , voila une importante depense contrainte sur lequel ils ont la main ( contrairement a l'europe) , pour la nourriture ils trouveront sans probleme des fournisseurs .... et poutine est un bien plsu fin stratege , y a quelqu'un qui pense que juste avant dannexer la georgie , le sauveur sarko est venu voir poutine et l'a convaincu de ne pas aller en georgie , tout ca sans contrepartie ?
il me parait logique aussi lorsque certains disnet que les pauvres russes ont 7% d'inflation, 0.8% de croissance et qu'ils vont morfler d'autres rappelent que nous sommes un pays en situation de faillite avec 1800 milliards de dettes , avec 0 a 0.8 de croissance depuis plusieurs années , pensez donc la dette russe c'est un peu plus de 12% du pib , la dette francaise plus de 90% du PIB , si on doit se gausser ou s'inquieter de la situation d'un pays je choisis la france , c'est ce pays qui est au bord de la ruine

geo

@ @geo: je vous trouve bien dur dans votre jugement, probablement obstiné par votre volonté de contradiction.Cessez de voir la Russie comme un soldat indestructible. Tous les paramètres que j'ai pu exposer font que la Russie n'a pas intérêt à se lancer dans un bras de fer alimentaire sans fin. Vous vous rendez compte de ce que représente 7% d'inflation avec 0% de croissance? En France on souligne en permanence que tout augmente mais on est à 1% d'inflation avec 0% de croissance. Et contrairement à ce que vous prétendez, l'inflation ne date pas du tout de l'embargo. De plus, la dévaluation du rouble engagerait un coût énorme d'une telle manœuvre pour le pays à moyen terme.

valt120

à jano70, une opinion non partagé ne sert à rien, et dans ce cas le forum ne sert plus à rien non plus...
Même si je n'ai pas toutes les infos, car je ne travail pas à l'AFP, je veux juste dire que tous ces évènements ne vont pas être en faveur du secteur agricole et d'autres (sauf l'armement) si cela ne s'arrange pas très vite! Poutine c'est Poutine, c'est aussi la mafia Russe avec tout le gouvernement et les fonctionnaires corrompus et le peuple qui n'a pas le choix que d'approuver, ne l'oublions pas! Une démocratie à la Russe c'est tout.

@geo

une croissance a peine positive 0.8 prevu pour 2014 quel drame...... meme l'allemagne ne les fera pas , je ne parle evidement du vilain petit canard qu'est la france ca fait combien de temps qu'on a pas fait 0.8 de croissance?
et oui tout le monde importe, je ne vois pas en quoi la russie a un probleme alimentaire si bras de fer il y a , bien sur pour les occidentaux en dehors des etats unis et de l'europe personne ne produit rien
si les russes doivent craindre un bras de fer alimentaire on entend deja geindre les producteurs francais polonais ....qui avait des clients russes, est ce que des economies aux abois peuvent se le permettre , comme hollande qui vient de confirmer qu'il n y aurait pas d'annulation du contrat , tu m'etonnes 1 milliard pour un pays ruiné
pendant ce temps là les russes font leur recolte record de blé , et la france a fait du blé fourrager, pendant ce temps les russes tiennent l'europe par les coui.... car s'ils ferment la vanne de gaz on est dans la m....
l inflation a 7 % c'est pas en plus c'est juste du à l'embargo , que dirai les entreprises allemandes qui se prennent pour les rois d'europe si poutine dit le gaz est multiplié par 2 , s'il pousse ses collegues de l'opep a augmenter le prix du petrole
bref le rapport de force n'est pas toujours en faveur de ce que le europeens croient

geo

@ @jano70: La Russie dispose de vrais atouts concernant les matières premières mais elle importe aussi. De plus, son économie n'est pas des plus florissantes. Ils font face à une forte dévaluation du rouble face au dollar et leur croissance est à peine positive alors qu'elle dépassait les 4,5% en 2010. Concrètement, la Russie n'a pas les moyens de s'engager dans un vrai bras de fer sur l'alimentaire avec en plus une inflation à 7%

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