La biotechnologie au service des éleveurs laitiers

Denis Faradji - ELVA NOVIA

La biotechnologie au service des éleveurs laitiers

Les conditions de la réussite de l’atelier lait sont multiples, parmi les facteurs de production, la reproduction et sa composante génétique font partie des leviers essentiels à maitriser, car ils conditionnent fortement le revenu. Dans un contexte où les techniques de la semence sexée et du génotypage se développent, ELVA NOVIA forme ses équipes à la gestion de ces nouvelles biotechnologies pour répondre aux besoins de ses adhérents.

Plan d’accouplement informatisé

Les inséminateurs ont été formés à l’utilisation du PAM¹. Ce logiciel permet de prendre en compte les objectifs d’amélioration génétique propre à chaque éleveur. Il apporte un véritable service à la carte, en proposant le meilleur choix de taureau, en fonction du pedigree de la vache et de son profil génétique. Le PAM est  indispensable pour optimiser l’utilisation combinée de la semence sexée et du génotypage des femelles.

¹ PAM : planning d’accouplement micro

Semence sexée

Le boom de l’utilisation de la semence sexée dans les élevages, + de 10 000 doses utilisées sur la coopérative en 2014, correspond au besoin croissant des éleveurs d’assurer un renouvellement choisi et au top : facilité de naissance et progrès génétique.

Le prix de marché des veaux mâles laitiers  renforce l’intérêt de la semence sexée. Il permet de cibler certaines familles avec de la semence femelle en race pure, ou de produire un veau croisé avec de la semence mâle.

La biotechnologie au service des éleveurs laitiers

Le génotypage

La sélection génomique est utilisée depuis 2009 pour le choix des taureaux d’IA. Pour les femelles, le même outil est accessible à tous les éleveurs des principales races laitières, Montbéliarde, Normande, Prim’Holstein et dès l’automne en race Brune.  Plus de 1000 génotypages ont été effectués par les adhérents cette année.  Le génotypage des femelles apporte une connaissance précoce et plus fine du potentiel génétique des femelles d’élevage ce qui constitue un atout supplémentaire pour trier les génisses, réduire les couts de production et aussi pour accéder à de nouveaux marchés.

Témoignage du GAEC  DE LA CROIX DE CHAZELLE à AVEZE – 63
80 vaches race Montbéliarde, 600000 litres de lait en transformation.

- À ce jour nous utilisons la semence sexée femelle sur 30% du troupeau, notamment sur les bonnes génisses génotypées en complément de nos meilleures vaches. L’intérêt de la semence sexée pour nous est de pérenniser les bonnes souches de l’élevage.

- L’intérêt que nous trouvons dans le génotypage est d’affiner les accouplements et d’utiliser au mieux la semence sexée pour notre renouvellement. Nous avons le projet de mettre sur le marché de l’export des génisses et le génotypage va considérablement nous aider dans le choix des animaux destinés à la vente.

- A l’avenir, le génotypage des génisses sera fait intégralement, sur toutes les femelles, afin de diminuer le nombre d’animaux improductifs et d’augmenter le niveau génétique du troupeau. Cela nous permettra de réformer moins de vaches et de réduire le nombre de génisses de renouvellement.

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