La Filière Lait préserve ses équilibres financiers

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La Filière Lait préserve ses équilibres financiers

En 2012, la dynamique à l’international avait assuré la croissance des ventes de la filière Lait, confrontée à un marché domestique morose. En 2013, la consommation des ménages français stagne toujours et la progression du chiffre d’affaires domestique de près de 6 % est imputable à un effet-prix : elle accompagne, avec un décalage dans le temps, l’augmentation du prix du lait payé au producteur (+ 9 % sur l’ensemble de l’année). Néanmoins, la pression sur les prix des Produits de Grande Consommation est restée forte : la progression des ventes domestiques de ces industriels, engagés dans une compétition de volumes, est très inférieure à celle de la filière (+ 3,6 % vs + 5,9 %).

A l’international, les industriels Leaders subissent une inflexion de croissance après plusieurs années d’une politique volontariste qui leur a permis d’accroître leur présence hors de l’Hexagone. En 2013, les ventes des grands groupes à l’international progressent de 1,7 % seulement, en raison notamment d’effets de change défavorables. Toutefois, le marché mondial est resté dynamique, et la demande des pays émergents a soutenu l’activité des Spécialistes. L’insuffisance des volumes a stimulé les cours des poudres, notamment durant le premier semestre 2013.

Malgré un léger effritement du taux de marge brute, la rentabilité globale de la filière Lait s’inscrit à un niveau comparable à celui de 2012, grâce à la bonne résistance des produits sous marques et à la progression modérée des charges (incluant l’impact du CICE). A 6,5 %, le ratio de rentabilité d’exploitation (EBITDA/CA) s’établit légèrement au-dessus de la moyenne de ces dernières années (2008-2012 = 6,3 %). 9 entreprises sur 10 sont bénéficiaires, mais les disparités de rentabilité sont importantes : 20 % des Fromagers et la moitié des groupes Multiproduits dégagent un ratio CAF/CA inférieur à 2 % (filière 5 %).

La structure financière des entreprises de la filière est stable, avec un endettement bancaire équivalent à 30 % du total bilan et une capacité théorique de désendettement de 3,3 années d’EBITDA. Moins de 20 % des entreprises présentent une capacité de remboursement dégradée (ratio Dettes brutes/EBITDA > 10 ans).

En 2013, la filière a investi l’équivalent de 23 % de sa valeur ajoutée. Compte-tenu de la forte concentration de la filière (les 3 premières entreprises réalisent 65% des ventes, et les 10 premières 85 %), l’essentiel des dépenses d’investissement est réalisé par quelques Leaders. Néanmoins, 40 % des petites entreprises investissent régulièrement : elles disposent d’un outil de production moins amorti que la moyenne (taux d’amortissement = 61 %, + 4 points en 4 ans). En 2013, le profil de risque de la filière Lait continue à s’améliorer : 6 % seulement des entreprises sont qualifiées sont en "risque fort"

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Source L'Observatoire financier des entreprises Agroalimentaires (nov 2014).

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