La FNPL propose une « charte laitière de valeurs » pour garantir le prix producteur

ASL

La FNPL propose une « charte laitière de valeurs » pour garantir le prix producteur

La FNPL, a mis en garde mercredi contre la disparition possible de nombreuses exploitations et proposé à la filière la signature d'une charte qui permettrait de garantir les prix payés aux producteurs.

"Les producteurs ne peuvent toujours pas faire face économiquement" a déclaré Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait, avant d'ajouter "c'est presque de la non assistance à des producteurs en danger!""La restructuration (des exploitations) était en moyenne de 5% les années passées mais on risque de passer à 10%, voire plus, avec de nombreux producteurs qui quittent le métier non parce qu'ils arrivent à la retraite mais parce que, économiquement, les exploitations laitières ne sont plus rentables" a indiqué devant la presse Thierry Roquefeuil.

Pour endiguer ce risque, alors que les cours du lait se sont effondrés ces derniers mois, la Fédération propose à l'ensemble des acteurs - producteurs, industriels et distributeurs - de "mieux partager les risques et de créer de la valeur ajoutée pour tous" car "la volatilité n'est pas le problème des producteurs uniquement, ce doit être le problème de la filière toute entière" : à cette fin, le médiateur des relations commerciales agricoles (nommé par le gouvernement) serait chargé de garantir une juste répercussion aux producteurs des hausses de prix passées par les distributeurs. Pour la FNPL, la survie des exploitations est à ce prix.

Cette idée avait déjà été initiée l'été dernier lors des tables rondes organisées sous l'égide du ministre de l'Agriculture, qui avait cherché à relever les prix payés aux producteurs. Mais ces derniers avaient accusé les distributeurs de ne pas jouer le jeu.

Origine France

La FNPL veut également mettre en avant "l'origine France" du lait, pour lutter contre "le lait de nulle part", importé sans autre précision et qui concurrence la production nationale dans les rayons des grandes surfaces. Cette origine France a "une valeur qui doit être rémunérée au juste prix", estime-t-elle.

Le prix du lait n'a cessé de baisser depuis le printemps dernier sous l'effet de la fin des quotas européens et le ralentissement des achats chinois, perdant 36 euros les 1.000 litres sur un an. En novembre il était payé 301 euros les 1.000 litres, soit 6 euros de moins que le mois précédent.

Pour la FNPL, cette charte " est un enjeu pour les producteurs mais aussi pour le consommateur qui veut consommer des produits locaux et de qualité."

Rédigée en ce tout début d'année, la charte laitière de valeur devrait être soumise aux distributeurs au plus vite pour une mise en application valable pour 2016. A la question "combien d'entreprises vont être démarchées pour signer cette charte", la réponse de la FNPL a été immédiate : "toutes! " Pour l'instant les réactions des acteurs concernés sont plutôt encourageants, mais pour la André Bonnard, vice-président de la FNPL, "il est clair que personne ne veut s'engager seul!" Le plus difficile donc, sera d'obtenir la première signature.

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Commentaires 3

ff

bonne initiative avec la charte les menteurs ne pourront plus se cacher ou dire c est pas moi c est l autre
thierry dis nous qui ne signe pas pour les rencontrer
peut etre que PAF viendra les rencontrer pour comprendre plutôt que de critiquer des initiatives

MOI

PAF A RAISON MEME SANS NOUS LES MAGASINS SERONT TOUJOURS PLEIN MOUREZ EN SILENCE

paf

une charte. bien sur il suffisait dit penser.
ouf j'ai bien cru que le prix du lait ne remonterait jamais. j'appelle de suite mon banquier pour le rassurer. non mais, de qui se moque t'on. s'il suffisait de cela pour que la répartition de la valeur ajoutée soit équitable, ca se saurait depuis longtemps. mourrez en silence on s'occupe de tout.

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