La FNPL réclame le respect des hausses des prix d'achat du lait

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La FNPL réclame le respect des hausses des prix d'achat du lait

Les producteurs laitiers, par la voix de la FNPL, demandent le respect par les industriels et la grande distribution des engagements pris le 24 juillet sur la hausse des prix d'achats du lait.

Le 24 juillet, les producteurs de lait ont arraché, après une rencontre avec les distributeurs et les industriels, une revalorisation des prix à hauteur de 3 à 4 euros les 1.000 litres jusqu'à la fin de l'année pour atteindre 340 euros les 1.000 litres alors que le prix payé par les entreprises au premier semestre est d’environ 300 euros.

« Du côté des grandes surfaces, les engagements sont plutôt bien tenus, heureusement puisque depuis des années la grande distribution a tiré le rayon produits laitiers vers le bas !», a estimé le président de la fédération des producteurs de lait (FNPL) Thierry Roquefeuil lors d'une conférence de presse le 2 septembre. Seul le groupe Casino ne semble pas jouer le jeu « Nous le suivons de près. On ne laissera pas Casino démolir une dynamique qui va dans le bon sens », a poursuivi Thierry Rocquefeuil.

Côté transformateurs, certaines entreprises auraient fait savoir qu’elles revaloriseront le prix du lait des livraisons d’août à hauteur de 340 euros/1000 litres. C’est le cas de Sodiaal, Eurial, Alsace Lait, Triballat, les Maîtres laitiers du Cotentin, la laiterie Saint Père, Saint Denis de l’Hôtel, selon la FNPL.  Danone, Bel ou Sénagral devraient également atteindre le prix objectif de 340 euros/1.000 litres.

Les mauvais élèves, d’après le syndicat, restent Savencia (Ex Bongrain), Lactalis et Laïta… « J’ai demandé au ministre de mobiliser un médiateur au plus vite pour qu’il puisse objectiver l’accord du 24 juillet. L’autre solution est de déréférencer l’ensemble de ces marques », estime Thierry Roquefeuil. Une situation qu’il juge inacceptable d’autant plus que les résultats du 1er semestre de ces entreprises laitières (notamment Savencia) sont en très forte hausse. Il note par ailleurs que Lactalis ne publie plus ses résultats depuis plusieurs années.

"Que les entreprises gagnent de l'argent ça ne me gêne pas. Ce qui me gêne c'est qu'ils considèrent les producteurs comme des apporteurs de matière première qu'ils veulent acheter le moins cher possible", a ajouté Thierry Roquefeuil. 

La FNPL a également reprécisé ses revendications, au niveau européen, pour faire face à la baisse du prix du lait. Dans le cadre du conseil européen des ministres de l’agriculture du 7 septembre, elle réclame le relèvement du seuil d’intervention en beurre et poudre et que l'argent  des pénalités pour dépassement de quotas soit redistribué au secteur laitier. « Bruxelles est une étape cruciale pour l’avenir européenne  de le filière, mais aussi une nécessaire prise de conscience du commissaire européen à l’agriculture de l’ampleur de la crise», a-t-il précisé.

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