Lait de consommation : Une année 2007 extraordinaire

Rita Lemoine - Revue laitière française

« L'année 2007 a été une année extraordinaire pour le lait de consommation. Ce secteur a
subi une restructuration et une concentration particulières dans un temps court », a
souligné Claude Sendowski, président de Syndilait à l'occasion de l'assemblée générale qui
s'est tenue le 6 mai dernier. Il a rappelé l'opération de fusion d'Orlait et de Candia et la
reprise par le Glac des activités de Toury. Deux opérations qui ont redessiné le panorama
de cette industrie fin 2007. Sans oublier la conjoncture économique exceptionnelle vécue en
2007 par l'ensemble de la filière : recul de la collecte, augmentation du prix du lait,
croissance de la demande... « Face à ces éléments de volatilité qui se poursuivent en 2008,
mais d'une façon inversée, les maîtres mots de notre industrie sont : s'organiser pour offrir
une résistance dans les prix vis-à-vis de la distribution, poursuivre les efforts de
productivité pour mieux maîtriser les facteurs d'inflation (énergie, transport...) et privilégier
l'axe de l'innovation », a-t-il expliqué.

Pour Claude Sendowski, président de Syndilait et directeur de Sodiaal, il faut poursuivre les efforts de productivité et investir dans l'innovation. (R. Lemoine)

Pour Claude Sendowski, président de Syndilait et directeur de Sodiaal, il faut poursuivre les efforts de productivité et investir dans l'innovation. (R. Lemoine)

Rester vigilant face aux discours négatifs

Pour autant, les industriels du lait de consommation ne se sont pas engouffrés dans la
brèche ouverte par la nouvelle réglementation sur le lait de consommation, qui autorise une
« libéralisation » des teneurs en matière grasse. « Syndilait a recommandé à ses adhérents
de privilégier la clarté vis-à-vis du consommateur et de se tenir à l'offre traditionnelle : laits
entier, demi-écrémé et écrémé ».
Par ailleurs, dans le contexte actuel de cacophonie dans les discours nutritionnels, Claude
Sendowski se dit préoccupé par l'image du lait : « La profession doit rester vigilante face
aux discours négatifs au moment où beaucoup d'encre coule sur l'augmentation des prix
des produits laitiers », met-il en garde.
Une étude TNS sur l'exposition médiatique des produits laitiers, basée sur un échantillon de
250 supports de presse grand public, montre en effet que la part du discours négatif a
progressé depuis 2005 et que son ancrage rédactionnel dans la presse grand public est
manifeste. « Ce n'est pas pour autant une situation alarmante. Le discours favorable reste
majoritaire avec 79 % face à un discours défavorable de 21 %. Les messages négatifs
demeurent contenus et stables sur deux ans alors que de nouveaux messages tels que
‘l'authenticité', ‘le plaisir', ‘la tradition' ou ‘la transparence' émergent », rassure TNS.



Source Réussir Bovins Viande Juin 2008

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