Lait : les éleveurs réclament une hausse du prix du lait

SC avec AFP

Lait : les éleveurs réclament une hausse du prix du lait

La Fédération nationale des producteurs de lait réclame aux industriels une hausse des prix du lait pour compenser la hausse des charges des éleveurs

Confédération paysanne : « Le prix du lait : un scandale ! »

La confédération paysanne réclame, elle aussi, une revalorisation du prix du litre de lait aux producteurs qui, selon elle, subissent une double peine : d’un côté, la baisse du prix du lait et de l’autre, l’augmentation des céréales et des tourteaux. « Certaines entreprises laitières annoncent un prix de 303 €/1000 l pour le mois de janvier : c’est intolérable et injustifié ! » estime-t-elle d’autant que, selon la Confédération,  « tous les clignotants du marché sont au vert, et que le lait « spot » se négocie à 400 € ».

« Quand il s’agit de baisse, celle-ci est immédiatement répercutée voir même amplifiée (cf décrochements de Sodiaal et de Lactalis). Par contre, quand les prix sont orientés à la hausse, il faut un trimestre, sinon plus, pour répercuter aux producteurs qui sont souvent amenés à réclamer leur dû ! » clame-t-elle.  

« On est là très loin des vœux pieux affichés sur la contractualisation et sur les relations équilibrées entre les producteurs et les collecteurs », conclut la Confédération qui estime qu’ « il y a urgence à sauver l’élevage laitier en France et donc à rémunérer les producteurs de lait dignement ».

Réunie en conseil d’administration, la FNPL (affiliée à la FNSEA) fait un constat : la revendication des éleveurs d’un prix du lait à 340 euros/1000 litres en janvier n’a pas été suivie par certaines entreprises laitières, en particulier par les trois géants du secteur - Bongrain, Danone et Lactalis. Les groupes Eurial, Terra Lacta et Senoble auraient en  revanche suivi les revendications de la FNPL. Sodiaal l'a suivi uniquement dans certaines régions, notamment dans l’Est.

Le syndicat, qui se défend  « de faire preuve d’opportunisme électoral »,  réitère donc sa demande  d’une répercussion de la hausse des charges subies par les éleveurs depuis de longs mois. La hausse a renchéri de 30 euros les coûts de production des éleveurs en 2012, d’après la fédération.  Le coût de l’alimentation animale pèse donc fortement sur le revenu des producteurs de lait, qui reste en queue de peloton de la ferme France.

« Les producteurs de lait ne peuvent pas être les seuls à se serrer la ceinture. Une meilleure répartition des marges, dans toute la filière laitière, est vitale », expliquent-ils dans un communiqué.

Lactalis et Sodiaal ont baissé en septembre leurs prix de collecte de 5 euros par 1.000 litres, suscitant la colère des producteurs. La FNPL a contesté la décision de Lactalis devant le médiateur des négociations commerciales et est toujours dans l'attente d'une réponse. En octobre, Danone avait de son côté assuré qu'il "respectera les termes du contrat avec les producteurs et, en particulier, les clauses relatives à la fixation du prix du lait".

Publié par SC avec AFP

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Commentaires 8

maximille

depuis 1992 ca n' jamais payé ????? c'est marrant quand j'ai arreté le lait mes voisins m'ont dis que en gros que j'etais un imbecile ils me disaient le lait c'est l'or blanc...
maintenant ona été prostitué par notre syndicat bien longtemps et tout production confondus ou presque l'objectif des gouvernanats des industriels.... faire des marges nourrir le peuple a bon compte, et maintenir la tete hors de l'eau des paysans .... ceux qui s'en sortent bien les grands cerealiers de tres bonne regions, ceux des regions intermediaires connaissent des années honnetes depuis 3 ans et 1 exceptionnelle cette année mais la nouvelle reforme les inviteras a retourner , je dis bien retourner dans le cortege des paysans dont on maintien la tete hors de l'eau en se disant qu'ils sont assez passionnés pour travailler pour pas grand chose
que l'etat mettent des gens au 35 heures pour gerer les exploitations c'est un mine d'emploi et on verra combien coute la nourriture
les nantis de l'agriculture le resteront

ali

les éleveur sont les prostitués du métier.
En 1992 ont ma dit tener bon un jour sa va payé ,meme pas la retraite ont est bien le bas de léchéle.

pietin113

de quoi ils se plaignent? C'estpourtant le systeme qu'ils defendent avec leurs OP v
verticales

fh

Après 3 mois à 280€ de prix de base,l'année 2013 démarre à 310€.
Coopérative du sud de l'Aisne

Franc76

Alors que les industriels et les distributeurs continuent à se moquer des producteurs, que dire des coopératives laitières? Leurs conseils d'administration, pourtant composés de producteurs, sont les premières à faire baisser le prix du lait à la production! Je livre mon lait à la CLHN (coopérative de collecte située en seine-maritime) Depuis l'année dernière, nous devons nous contenter d'un prix d'acompte dans l'indifférence générale. Personne ne dénonce ce procédé,aucun syndicat n'intervient. Les prix sont pourtant inférieurs de 10 à 15% par rapport aux laiteries privées! La cerise sur le gâteau provient du fait qu'ils envisagent d'installer une colonne de déshydratation...C'est vrai que le prix du lait en poudre est très porteur aujourd'hui. Comme incompétence on ne fait pas mieux! Continuez dans ce sens Messieurs et dans moins de cinq ans ce sont les pays de l'Est qui nous fourniront en lait.

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