Le bilan des contrôles 2013

Patricia OLIVIERI

Comme chaque année, l’EDE a réuni les agents agréés pour un bilan des contrôles Optitraite et Certitraite.

Ils sont 16 cette fin d’année à avoir vu leur agrément reconduit pour 2014 ou validé pour une première fois, 13 sont salariés de concessionnaires, un d’une laiterie et deux autres de la Chambre d’agriculture (EDE, Établissement départemental de l’élevage, lire par ailleurs). Deux autres sont en cours d’agrément. Leur mission : contrôler les machines à traire des éleveurs laitiers cantaliens dans le cadre d’un check-up complet (protocole Optitraite) : mesure du vide, du débit de la pompe à vide, des fuites éventuelles, des griffes et de la pulsation. Un contrôle annuel rendu obligatoire pour les producteurs engagés dans l’AOP cantal, dans la Charte des bonnes pratiques d’élevage ainsi que pour tous ceux soumis à la conditionnalité des aides Pac. Jeudi 19 décembre, à Vic-sur-Cère, l’EDE, maître d’œuvre territorial de ces contrôles, les a réunis comme chaque année pour un bilan quantitatif et qualitatif des contrôles réalisés en 2013. Cette année devrait se conclure par quelque 1 600-1650 effectués(1), soit peu ou prou le chiffre de 2012 et un ratio de 72 % des machines à traire du département contrôlées tous les ans, ce qui place le Cantal parmi les très bons élèves dans l’Hexagone laitier (et même dans le Top 10). Sans surprise, la très grande majorité des installations contrôlées (80 %) sont des Lactoducs ou des salles de traite, tandis que robots et rotos ne représentent encore que moins de 1 % des machines contrôlées. Sachant que ces nouvelles installations génèrent des contraintes spécifiques : avec beaucoup de postes à contrôler pour un roto et peu de temps disponible pour un robot.

Les contrôleurs réunis à Vic pour un bilan quantitatif et qualitatif.

Certitraite : la pompe est amorcée

D’un point de vue qualitatif, il apparaît que 90 % des machines contrôlées assurent un niveau de vide satisfaisant. Le fonctionnement des griffes est en revanche encore perfectible : seules 46 %  des installations présentaient un fonctionnement correct en début de contrôle pour 70 % en fin de contrôle (après le renouvellement des manchons défectueux) : preuve si besoin était de la pertinence de ces contrôles. Au cours de cette session 2013, un premier bilan du dispositif Certitraite, lancé il y a moins de 18 mois dans le Cantal, était aussi à l’ordre du jour de l’après-midi élargi aux monteurs et vendeurs. Proposée aux éleveurs par l’installateur pour toute machine neuve, rénovée ou d’occasion, cette prestation(2) réalisée par un agent de l’EDE vise à certifier le fonctionnement de cette dernière selon les normes NF Iso en vigueur. Cette certification englobe la vérification de la qualité du montage de l’installation, le contrôle Optitraite, le contrôle du nettoyage et celui des déposes automatiques. À ce jour, 26 éleveurs ont opté pour ce Certitraite dans le département, ce qui, là encore, situe le Cantal parmi les avant-gardistes en la matière. Pour autant, pas question de s’arrêter là, explique Thierry Laveissière, de l’EDE : “Sur ces 26 Certitraite, 13 machines ont été certifiées le jour du contrôle, 10 après passage du concessionnaire et 3 autres sont en cours de certification. Ce que l’on constate notamment, ce sont des problèmes sur la partie du lavage. Aussi, on souhaite que le maximum d’éleveurs soient sensibilisés à la possibilité de cette certification quand ils achètent une machine, d’autant que certaines marques demandent un Certitraite pour valider la conformité de la mise en route de leurs installations.” “Sur 1 800 producteurs de lait dans le département, une centaine a investi dans des installations neuves ou rénové leur machine en 2013. On en a certifié un quart, calcule François Fayolle, responsable du service lait à l’EDE. Notre objectif est de faire progresser ce pourcentage.”

(1) Dont 467 en direct par l’EDE. (2) Tarif : 420 € pour dix postes.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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