Le nombre de vaches laitières augmente mais le quota n'est toujours pas atteint

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Le nombre de vaches laitières augmente mais le quota n'est toujours pas atteint

Après cinq années de baisse continue, le cheptel de vaches laitières augmente en France pour la seconde année consécutive. Une évolution qui se traduit par une concentration accrue de la production laitière dans quelques bassins laitiers et préfigure la nouvelle carte laitière, après la fin des quotas laitiers en 2015.

Après une stabilisation en 2013 (+ 0,2 %), les effectifs de vaches laitières sont supérieurs de 2 % à ceux de 2013 au 1er mai 2014. Ils atteignent 3,6 millions de têtes.

effectif

« Les perspectives favorables, en termes de prix du lait et de conditions climatiques et économiques de production ont recréé des conditions propices à la reprise de la production et au développement du cheptel » analyse Agreste dans sa lettre de conjoncture d’octobre.

Les conditions de productions favorables se maintenant sur le début de la campagne 2014/2015, les livraisons de lait sur le marché français progressent nettement par rapport à la campagne précédente (+ 7 % entre les six premiers mois de campagne 2013/2014 et 2014/2015), tout en restant, pour l’instant, en léger retrait par rapport au quota.

Néanmoins, ces conditions pourraient être perturbées par les conséquences de l’embargo russe sur le marché laitier mondial.

Le quota n’est toujours pas atteint

quotas

Malgré cette hausse, la collecte de la campagne 2013/2014, bien que supérieure à la campagne précédente, s’est soldée par une sous réalisation du quota laitier national même ordre que celle de la campagne précédent.

A la différence de la France, l’Allemagne, 1er pays producteur de lait de l’UE a terminé la campagne laitière 2013/2014 avec des livraisons de lait supérieures de plus de 1,9% à son quota. Les Pays-Bas, 4e producteur laitier, terminent quant à eux la campagne avec un dépassement de 4 %.

prix

« Dans un contexte de prix favorables, il semble que les éleveurs de ces pays anticipent la sortie des quotas et développent leur cheptel et leur production, quitte à payer des pénalités » analyse Agreste.

Grand-Ouest et Normandie :  48% des quotas

Cette évolution du cheptel laitier, variable selon les régions, accentue la concentration géographique de la production laitière française. Dans les quatre principaux bassins, les effectifs ont partout progressé en 2014, parfois jusqu’à plus de 4%, soit près de 44.000 vaches laitières de plus dans le bassin Grand-Ouest. Néanmoins, la baisse de l’effectif se poursuit dans les zones de déprise laitière comme le bassin Sud-Ouest : - 3 % de ses effectifs entre 2013 et 2014, soit une perte de 8.000 vaches en une seule campagne.

Les bassins Grand-Ouest, Normandie, Grand-Est et Nord-Picardie représentent 73 % des quotas de livraisons contre 72 % au 31 mars 2009. Les seuls bassins Grand-Ouest et Normandie représentent à eux seuls 48% des quotas de livraisons de lait.

Sur la période 2008-2014, le Grand-Ouest est la seule zone dont l'effectif de vaches laitières croît (+ 2 %), soit + 19 000 animaux, alors que le total du cheptel national a reculé de 3,5 %, soit une perte de 133.500 têtes. Sur la même période, le bassin Sud-Ouest a, quant à lui, perdu 18 % des effectifs, soit 54.000 vaches.

 

 

 

 

 

Source Agreste Conjoncture

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Commentaires 10

extra

bonne nouvelle pour toi bisounours si tu ne fais rien et qu'en plus tu gagnes de l'argent

bisounours

@ Pauvre youyou , qui trait 80 vaches et exploite 100 ha tout seul..
J'ai 24 ha et 30 vaches et je vais partir 3 semaines en décembre en Martinique .
Cela me fera 6 semaines de congés cette année.
Et je n'ai pas de problème avec mon banquier.
Tu sais pourquoi ?
parce que je ne crois pas l'agrandissement . Je cherche des solutions pour simplifier le travail , mieux vivre , avec l'exploitation que j'ai .

Lucho

@agri pour moi c'est la prudence même ,je précise que ce n'est pas dans l'optique du zéro emprunt pur et dur, mais l'autofinancement te permet de passer les mauvaises années sans soucis.

@youyou : j'ai comme l'impression que tu confonds Chiffre d'affaire et résultat.
Petit exemple tout bête 40 VL à 8000, prix d'équilibre 200 €/Kl Prix du lait 365 soit 52800 € avant prélèvement.
Par contre je suis certain qu'une structure moyenne bien menée est nettement plus rentable qu'une grande moyennement menée, sans parler d'une moindre charge de travail.

youyou

@lucho tu as oublié 50 ha et 40vl et je ne gage pas d'argent , en tout cas j'espere parce que pour moi 40vl et 50ha c a peine un mi temps de travail

agri

ne pas connaitre son banquier,voila qui n'est pas tres prudent.

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